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12 juin 2015 5 12 /06 /juin /2015 11:13

Débat avec Bernard Friot

Sortir du marché du travail et de la propriété lucrative ?

18 juin 2015 De 19 h à 21h

AGECA salle 9

177 rue de Charonne

(M° Charonne ou Alexandre Dumas)

MEMBRE DU Ensemble ! pour l’émancipation

Troisième séance

18 juin 2015 De 19 h à 21h

AGECA

salle 9

177 rue de Charonne

(M° Charonne ou Alexandre Dumas)

Sortir du marché du travail

et de la propriété lucrative ?

Débat avec Bernard Friot

Sociologue et économiste, auteur de L’enjeu du salaire, 2012, Puissances du salariat. Nouvelle édition, 2012, et Emanciper le travail, entretiens avec Patrick Zech, 2014.

Bernard Friot replace « le salaire à vie » dans la grande transformation qui inclut l’essor de la Protection sociale. Il ne s’agit pas seulement de pédagogie.

Une partie de ses arguments a soulevé des objections.

Des appréciations diverses restent en débat dans le mouvement Ensemble !

Notre discussion permettra sans doute de mieux dégager un accord avec l’objectif

que Bernard résume : « supprimer le marché du travail est inséparable de la bataille

pour la généralisation de la copropriété d’usage de tous les outils de travail ».

La sécurité sociale doit être comprise au sein de la grande transformation du salaire opérée grâce aux luttes de la classe ouvrière entre 1920 et 1920. Il ne s’agit pas du prix de la force de travail mais de la reconnaissance d’une qualification de producteur attachée soit au poste de travail (dans la convention collective) soit à la personne même du salarié (dans les grades du statut de la fonction publique). Elle n’est pas un partage solidaire de la valeur d’échange mais unle salaire de producteurs d’une valeur salariale, qui est subversive de la valeur d’échange capitaliste, qu’ils soient retraités, soignants, parents ou chômeurs, et non pas comme la couverture de leurs besoins par un partage plus solidaire de la valeur d’échange, c’est l’inscrire dans la grande transformation du salaire qu’opère la classe ouvrière entre 1920 et 1970..

Elle a combattu son caractère de prix de la force de travail (c’est-à-dire de couverture des besoins, de pouvoir d’achat) pour l’instituer comme reconnaissance de la qualification du producteur attachée soit au poste de travail dans les emplois définis par la convention collective (ce qui maintient le marché du travail), soit à la personne même du salarié dans les grades du statut de la fonction publique (et dans une moindre mesure à l’EDF et à la SNCF).

Le salaire à vie des fonctionnaires, des retraités, des soignants, peut aujourd’hui être généralisé à tous de 18 ans à la mort, et affirmé donc comme un droit politique, si son . Pour cela, il faut que son institution continue d’être construite par une croissance de la part du PIB produite par ceux que paie la socialisation de la valeur dans l’impôt salaire (contre l’impôt de solidarité) et dans la cotisation salaire (contre la cotisation-prévoyance).

Cette bataille pour la croissance de la part du PIB mutualisée pour payer les salaires à vie et supprimer le marché du travail est inséparable de la bataille pour la généralisation de la copropriété d’usage de tous les outils de travail.

La C’est pourquoi la suppression de la propriété lucrative est aujourd’hui possible. Elle pourra s’appuyer sur grâce à la généralisation du subventionnement de l’investissement par une cotisation économique qui complètera la socialisation anticapitaliste du PIB en poursuivant la suppression du binôme profit/crédit commencée avec la subvention des équipements publics par le trésor public et les caisses de sécurité sociale.

C’est sur cette base qu’il est possible de continuer d’inventer et d’instituer enfin politiquement un travail libéré de l’emprise capitaliste.

Discutant : Pierre Cours-Salies (Ensemble !)

Faisons ressortir des points forts, trop peu discutés, que je partage.

Mieux vaut savoir que la question reste en débat dans le mouvement Ensemble

Bernard Friot replace « le salaire à vie » dans la grande transformation qui inclut l’essor de la Protection sociale.

Il ne s’agit pas seulement de pédagogie. Certes, dans le Programme du CNR, était prévu, en plus des trois connus (santé, retraites, familles), un quatrième pilier de la protection sociale, la garantie de l’emploi toute la vie, vraie mise à l’abri de l’insécurité de la mise au chômage des individus.

Pour en montrer la possibilité, il fait flèche de tous bois. Une partie des arguments de Bernard Friot a soulevé des objections, qui concernent le sens du notamment le sens de « partage plus solidaire de la valeur d’échange » ; ou de « la croissance de la part du PIB mutualisée pour payer les salaires à vie ».

En revanche, tout mon soutien va à l’objectif que Bernard résume Mais demeure l’essentiel, l’objectif de l’émancipation du travail : « supprimer le marché du travail est inséparable de la bataille pour la généralisation de la copropriété d’usage de tous les outils de travail ».

Cela implique une sortie, au moins partielle, de la logique capitaliste : les salarié.e.s ne seraient plus des unités de force de travail, plus ou moins vendables sur un « marché ». Cette possibilité serait à la hauteur des potentialités actuelles de la société : les savoir-faire collectifs et individuels ont besoin de droits – inséparables pour l’appropriation, les pouvoirs collectifs des travailleurs et les garanties individuelles pour chacun.

Cet objectif réalisable aura été, affirme Bernard Friot, d’actualité depuis des dizaines d’années… ; raison de plus pour en discuter maintenant sans tarder.

de

www.ensemble-fdg.org

contact@ensemble-fdg.org

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