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16 septembre 2015 3 16 /09 /septembre /2015 17:06

APPEL

« Roms » ou pas, nous voulons avoir le droit de vivre ensemble

7 septembre 2015

Alors que le Préfet de Seine-Saint-Denis proclame que les populations « roms 1 » présentes sur le territoire du département se sont considérablement réduites en nombre, les autorités, Etat et nombre de communes, continuent à en faire la chasse, comme partout en Île-de-France.

Que recouvre cette volonté d’écarter ainsi de nos territoires, une des composantes qui y ont trouvé refuge, travailleurs pauvres aspirant à la dignité et au respect ?

Or, pour la plupart d’origine roumaine, citoyens européens, leur venue est le signe, comme tous les réfugiés du monde, que ces personnes rejettent un avenir sans droits et gravement discriminés, voire persécutés, dans leur « pays d’origine » où ils sont considérés comme des sous-citoyens. Ceci après avoir été exterminés par les nazis…

Parmi les centaines de milliers d’immigrés qui pourraient se considérer comme d’origine « rom », 20 000 vivent dans des bidonvilles. 20 000 dans toute la France… quelques milliers en Seine-Saint-Denis… Qui peut prétendre qu’il s’agit là d’une question sans solution ? Elle est d’ailleurs, assortie de financements, prévus au niveau de l’Europe, ou pour contribuer à l’éradication des bidonvilles pour un parcours vers le logement…

Nous avons connu de longues périodes où leur errance et l’urgence de s’installer, même de façon précaire, conduisaient à des implantations éphémères et imprévisibles suivies d’expulsions.

Mais aujourd’hui, la situation est différente : des projets ont été construits (Saint-Ouen, La Courneuve, Saint-Denis, Bobigny il y a peu,…) alliant, sur des terrains, une urbanisation raisonnée quoique sommaire, une socialisation avec des accompagnements d’organismes officiels et d’associations, des solidarités familiales et collectives et avec des soutiens, à titre militant, humanitaire… Ce qui a été déjà bâti doit être préservé…. Les nouveaux projets mis en œuvre…

De plus les ressortissants roumains travaillent : depuis le 1er janvier 2014, ils en ont le droit officiellement. Des activités s’initient et se développent mais toujours marquées par la discrimination d’employeurs, d’institutions, de voisinages… Les « roms » sont des travailleurs comme les autres et, à ce titre, doivent être considérés.

Nombre de leurs enfants et jeunes est scolarisé, malgré des conditions de vie très difficiles, souvent inacceptables. Mais l’aspiration à l’éducation, au projet de vie avec une qualification et un métier y est forte.

Malgré ces nouvelles données, une composante de notre population, les personnes considérées comme « roms », est toujours rejetée, victime d’un racisme ordinaire et d’expulsions ou de traitements discriminatoires par les autorités –dont l’Etat- qui ont été condamnées à plusieurs reprises pour cela par les instances internationales. Or l'hystérie anti-« rom » a un usage politique : c'est le seul racisme consensuel. Toute déclaration ou tout acte officiel qui attise ce racisme est proprement irresponsable.

Nous voulons porter l’idée, et nous en avons l’expérience, de la profonde humanité qui doit prévaloir… Nous n'avons pas affaire à "un problème", mais à des hommes, des femmes, des enfants comme tous les êtres humains du monde. Agir pour leurs droits, ici comme dans les pays d’origine, c’est agir pour tous…

Dans notre diversité d’approche sur les questions politiques, économiques, culturelles, nous avons en commun de refuser que les travailleurs pauvres assignés comme « roms » soient les boucs émissaires de nos difficultés.

Nous appelons à partager cette conviction, à faire obstacle aux expulsions, destruction de projets et traitements discriminatoires des « roms », de la même façon que comme, Français ou étrangers, nous le refusons pour tous les sans-papiers et les immigrés.

Nous disons : stop aux expulsions, agissons toujours AVEC les familles « roms », rassemblons familles, associations, élus, faisons respecter l’égalité de droits –dont de couverture par la sécurité sociale- et de domiciliation, d'accès à tous les services publics, notamment l'eau, l'électricité, les enlèvements d'ordures ménagères, veillons à la scolarisation de TOUS les enfants par les communes et l’Etat, respectons les travailleurs « roms » dans la diversité de leurs activités.

1 Dans ce texte, le mot « rom » désigne des travailleurs roumains et Bulgares pauvres et leurs familles, vivant en bidonvilles ou squats, abusivement désignés ainsi.

Pour signature et contact : les signataires, les soutiens, les familles

Et/ou cliquer sur appeldroitdevivreensemble@gmail.com (Ou copier-coller)

137 Signataires au 14/9/15 – 555 en plus en ligne sur Cyberacteurs-

Total 692 signatures (Objectif 1 000) :

Agnès Cluzel -Association Rroms ensemble avec les gadgés, Mrap- ; Serge Guichard –Réseau Reprenons l’Initiative- ; Denis Krys –Adhérent du Pcf- ; Claude Riwan –Ensemble! Palaiseau- ; André Landrain -Militant communiste, responsable associatif, Nanterre- ; Saskia Cousin –Anthropologue Université de Paris 5, Institut Universitaire de France- ; Pierre Flament - militant chrétien et pacifiste- ; Jean Brafman –Ensemble! Saint-Denis, Mrap- ; David Frigge – Pcf Saint-Denis, CGT Pro Btp- ; Mimouna Hadjam –Porte-parole de l’association Africa- ; Adjera Lakehal-Brafman -militante associative Saint-Denis- ; Mehdi Bouteghmes -élu indépendant La Courneuve- ; Sophie Dour -Responsable d'Archipel 92- ; de Voltaire Saint-Denis, l’Association Rroms ensemble avec les gadgés avec Dumitru Carmen et Simion Lina –Habitantes-, Ichim Mitica –Président-, Stephan Gari –Secrétaire-, Nita Florin –Trésorier- ; Sacha Kleinberg -Militant du Collectif de soutien aux Roumains d’Ivry, Pcf- ; Eric Fassin -Sociologue, Université Paris-8- ; Corinne Angelini –Habitante de Saint-Denis- ;M'hamed Kaki -Association Les Oranges- ; Iulian Minzat -Expulsé du Samaritain, monteur au parc des expositions de Villepinte- ; Cristian Damian -Expulsé du Samaritain, chef de chantier- ; Jozsef Farkas - Expulsé du Samaritain, initiateur de la pétition de soutien au Samaritain, rassemblant plus de 40 000 signatures, en service civil- ; Yves Laverne -Réseau 1427- ;Alain Bertho –Anthropologue- ; Timothy Perkins -artiste, enseignant- ; Martine Platel –Mrap, Morsang-sur-Orge, 91- ;Nadine Bost-Jaas -Champs sur marne- ; Marine Schaefer -Citoyenne, habitante de La Courneuve- ; Patrick Vassallo -Conseiller municipal de Saint-Denis, conseiller communautaire délégué Plaine Commune- ; Catherine Gauthier -Saint-Denis, réalisatrice- ; Valérie de Saint-Do -Paris 19- ; Odile Demonfaucon -Enseignante et plasticienne- ; Daniel Kupferstein ; Entraides-citoyennes- Nathalie Alliaume-Seri -Militante antiraciste- ; Zahia Oumakhlouf -Mrap et association Rroms ensemble avec les gadgés- ; Ahcen MEHARGA - Conseiller Municipal de Gennevilliers élu sur une Liste Citoyenne- ; Dominique Misslin -Collectif de soutien aux roumains d'Ivry, adhérent du Pcf- ; Roger Eychenne -Militant du Collectif de soutien aux Roumains d’Ivry- ; Claudine Saur -Citoyenne dionysienne, soutien de Rroms avec les gadgés- ; Catherine Choquet – Présidente de la Fédération LDH 93- ; Isabelle Lémann -Attachée de presse, militante Collectif de soutien aux roumains d'IVry (94)- ; Micheline Goislot -Militante du Mrap- ; Sébastien Ville -Ensemble Aulnay, membre comité soutien familles roms d’Aulnay- ; Catherine Choquet -Présidente de la Fédération Ldh 93- ; Jean-Michel Delarbre – Ldh, Resf 93- ; Catherine Taleb -Collectif de soutien aux Roms de St Denis, Ccfd - Terre solidaire- ; Jean-Yves Lesage -Alternative libertaire- ; Andrea Caizzi -ASET 93- ; Simona Botti - Expulsée du Samaritain- ; Jean-Claude Lefort -Député honoraire, collectif de soutien aux roumains d'Ivry- ; Dominique Vidal -Collaborateur du Monde diplomatique- ; Andrée Parmentier -Csf Saint- Denis- ; Claudine Bailly -collectif de soutien aux Roms de Saint-Denis- ; Catherine Tourret ; Ourdia Farge –Orthophoniste- ; Stéphane Thuault –Bibliothécaire d’université, sympathisant d’Ensemble- ; Luc Chapon -Informaticien, Meudon-la-Forêt- ; Michel Bidaux -Ensemble! Saint-Denis- ; Catherine Raffait –Sociologue- ; Jany Pons Ballester ; Micheline Dubort ; Gérard Dubort ; Françoise Akoum ; Jean-Jacques Longuenesse -co-président du Mrap Vaucluse- ; Marianne Gaud -Rians-Haut, Var- ; François Levent -Militant au Comité local de Nantes du MRAP et au Collectif Romeurope de l’agglomération nantaise- ; Bernard Prieur -Inspecteur de salubrité, Ivry- ; Genevieve Bellanger - habitante de Saint Denis- ; Françoise Boussange ; Jean Dumoutier ; Vincent Huet –Ensemble! Saint-Denis, Maire-Adjoint ; François Siebecke -Aulnay-sous-Bois- ; Nathalie Fessol – Resf- ; Pierre Chétif ; Roland Lacharpagne –Prêtre- ; Marie-Claude Saliceti-Inform@ctions, Balade en couleur ; Philippe Zwirn - Solidaire– ; Jacques Fontaine ; Jean Courtaudière -Prêtre de Saint Denis en mission ouvrière- ; Laure Lemaire –Gitans de Belleville- ; Sylvain Goldstein -Président du Mrap 93, Syndicaliste, militant de la cause des sans-papiers ; Compagnie Jolie Môme ; Christian De Kerautem -Chrétien et membre du PCF ;Marie Françoise De Kerautem –Chrétienne- ; Alain G. Lepage - Saint-Ouen, militant associatif- ; Bernadette Hetier - Co-présidente du Mrap- ; Marie-Geneviève Guesdon -Coordinatrice du collectif Romeurope 93- ; Gilles Brutel -Collectif de soutien aux familles Roms d' Aulnay-sous-Bois, Ldh- ; Françoise Sanson - Bagnolet, militante au Ccfd-Terre solidaire- ;Martine Rogeret - Conseillere Municipale Ensemble!_FdG- ; Godeleine Poirier ; Pierre Chopinaud -Association La voix des Rroms- ; Joanny Poncet -Syndicaliste Cgt, Saint-Denis- ; Christine Pellicane ; Stéphane Sandre –Vitry sur Seine- ; Anne Grange ; Gilles Meyer –Militant de la Ldh 93- ; Compagnie Tamerantong ; Guillaume Lardanchet – Président Cndh de Romeurope- ; Collectif National Droits de l'Homme Romeurope ; Audrey Patissier –Travailleur social- ; Rachid El Aairj –Adhérent Ldh- ; Anne Lafran ; Marc Lacreuse - Education populaire et Transformation sociale- ; Henri Pouillot -Militant antiraciste, anticolonial- ; Luc Quinton -Plasticien colleur d'histoires- ; Karim Bedar ; Herman Houndebasso -Président du CCFD-TS DD93 pour la délégation diocésaine du CCFD-TS dans le 93- ; Solange Rebourg ; Jean-Louis Frisulli -Syndicaliste postier- ; Françoise Haas- Paris, Resf- ; Samuel Le Cœur -Citoyen montreuillois, président de l'Association AMELIOR ( biffinEs récuperateurs vendeurs)- ; Hubert Marot -photographe, collectif Romeurope du Val Maubuée- ; Stéphane Lavignotte-Pasteur, Mission populaire évangélique, L'Île-Saint-Denis (93)- ; Jean-Guy Greilsamer -Coprésident de l'Union Juive Française pour la Paix (UJFP)- ; Pierre Stambul -Coprésident de l'Union Juive Française pour la Paix (UJFP)- ; Laurent Cima –Dionysien- ; Lavinia Fournier - Collectif roms en danger de Saint Ouen- ; Alain Krivine,NPA Saint-Denis ,ancien député européen- ; Valère Staraselski ; Pierre Cours-Salies -Montreuil 93, professeur émérite de sociologie, Paris 8, Ensemble!- ; Claudie Gillot-Dumoutier - Ensemble! Saint-Denis-Réseau 1427- ; François Labroille -Conseiller régional Île-de-France, Front de Gauche - Alternative Citoyenne- ; Etienne Pénissat –Ensemble! Saint-Denis, chercheur au Cnrs- ; Rose-Marie Lagrave -Sociologue, Ehess- ; Collectif Romeurope 93 ; Collectif Romeurope 94 ; Amel Dahmani -Sudct 93 mairie de St Denis- ; André Garçon -Syndicaliste, militant d'Ensemble! à Brest- ; Patrick Vassallo ; Jean Jacques Mitterrand ; Simon Duteil -Saint-Denis, enseignant et militant syndical Sud Solidaires- ;

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3 septembre 2015 4 03 /09 /septembre /2015 22:02
Guy Bedos apporte son soutien vendredi 4 septembre à 17h



Droit au Logement


Droit Au logement Paris et environs – 29 Avenue Ledru-Rollin 75012 Paris
tél : 01 42 78 22 00 • fax 01 42 78 22 11 • <http://www.droitaulogement.org/>
COMMUNIQUE
Paris le 3 septembre 2015


Guy Bedos apporte son soutien vendredi 4 septembre à 17h
aux familles expulsées expulsables de Républiqu
e

Point presse à 17h


Le célèbre humoriste, fidèle à son engagement aux côtés du DAL, viendra demain Place de la République apporter son soutien aux familles qui y manifestent 24h sur 24 depuis le 30 juillet 2015, pour demander leur relogement et l’arrêt des expulsions.

La situation est gelée coté discussions et négociations avec le gouvernement, mais les expulsés s’organisent.

· L’installation sera modifiée pour améliorer la vie quotidienne des manifestantEs

· Les expulsés et expulsables de Paris et Seine Saint Denis se coordonnent

· Un ciné concert est à nouveau programmé samedi 5 septembre 20h

· Des artistes et personnalités sont annoncées la semaine prochaine

...

https://www.facebook.com/events/686241524812512/

Un toit c’est un droit !

- Samedi 5 septembre, à 20h place de la République 2e Ciné-concert

VENEZ NOMBREUX!!! https://www.facebook.com/events/1609722575961637/

Le ciné-concert de samedi 29 août a été un succès, car il a rassemblé plus de 500 personnes dans une ambiance festive et chaleureuse - https://www.facebook.com/sareem.bade/posts/10208050775932867

Des délégations de différentes luttes de sans toit ont témoigné, qui se sont renforcées à la suite d’une vague d’expulsions en Seine Saint Denis la semaine dernière :

· Campement de Saint Ouen - les expulsés du “village d’insertion” campent depuis plus d’un mois dans les rues de Saint Ouen. Ils sont harcelés par les police à la demande du maire;

· Campement de Pantin, chemin des vignes : immeuble d’anciens locataires d’un marchand de sommeil expulsés mercredi dernier.

· Campement de la Courneuve : Une cinquantaine de personnes ont été expulsées vendredi d’un immeuble rue Pasteur ou ils vivaient depuis 5 ans, ils se sont installés immédiatement devant la Mairie, et ont été rejoint progressivement par les expulsés du bidonville du samaritain expulsés mercredi.

· Campement d’Austerlitz : une représentante du comité de soutien a présenté la situation du camp de réfugiés

· Les expulsées de la république ont longuement témoigné, et ont appelé à rechercher nos convergences pour agir ensemble, plutôt que de cultiver nos différences, autour d’un mot d’ordre : un toit c’est un droit !

La soirée a été animée par les concert de Akli D, et de Djélicounda, le slam de Malika et l’accrochage de la banderole dessinée par Wozniak et Adelina

Elle s’est conclue sur le 1er épisode du feuilleton de Samir Abdallah sur la lutte des expulsées de la république, avec des images d’Agnès Denis, et l’appui de José Reynes.

Le 2e épisode sera diffusé samedi 5 septembre.

- Mercredi 9 septembre 16H à Stalingrad:

Un toit pour tous ! Arrêt des expulsions !

A l'appel de collectifs en lutte d'expulsés, de réfugiés, de migrants, de locataires menacés, d'habitants de bidonvilles... qui ont été expulsés ou sont menacés.

DAL et le collectif des expulsés de la place de la République appellent à cette manifestation de solidarité et de lutte qui ira vers le Ministère de l'Intérieur et l'Elysée.

3 - Point d’actualité sur d’autres luttes en cours :

· Saint Ouen : les expulsés du village d’insertion sont harcelés par la police, à la demande du Maire. Les bâches ont été arrachées par la police dimanche et lundi. Lundi soir les expulséEs se sont réinstallés à coté de la Mairie et y ont passé la nuit. https://www.facebook.com/comite.dalsaintouen

· Pantin : les anciens locataires d’un marchand de sommeil qui campent depuis leur expulsion mercredi 26 août, devant le 6 chemin des Vignes, sont entrés ce matin dans la mairie de Pantin, en grosse délégation sans prévenir, et sont monté au 1er, étage du cabinet du maire. Ils seront reçu demain 15h par le directeur de cabinet.

· La Courneuve : malgré les inquiétudes , le campement à la Mairie n’a pas donné lieu à une évacuation lundi. Les expulseurs seraient ils en train de s’inquiéter de la résistance après la 2e vague d’expulsions ? DAL dénonce le climat de spéculation immobilière et d’épuration sociale qui sévit en Seine Saint Denis, avec la soutien actif des expulseurs, que sont les Préfets et les sous préfets du département, avec l’appui de nombreuses municipalités.

· Le collectif des Baras : a été expulsé brutalement et sans jugement, après une semaine d’occupation d’un hangar désaffecté au Lilas, lundi matin, par les gardes mobiles. Le promoteur a manifestement le bras long et a obtenu cette intervention de police manifestement illégale.

Un occupant qui avait été interpellé a été libéré sans poursuites hier soir.

· Madrid (Alcala de Henares) : La PAH, qui organise la résistance contre les expulsions hypothécaires en Espagne, et soutien la lutte des familles de la Place de la République lance un campement contre les expulsions dans la banlieue de Madrid. D’autres devraient suivre ... DAL apporte son soutien inconditionnel à la PAH http://pahcorredordelhenares.blogspot.fr/

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31 août 2015 1 31 /08 /août /2015 10:43

Conférence/débat

Vendredi 4 septembre

19h00

AMIR KHADIR Député

de « QUEBEC SOLIDAIRE »

http://www.quebecsolidaire.net/propositions/programme

Lieu-dit

6, rue Sorbier 75020 PARIS (Ménilmontant)

Québec Solidaire a vu le jour le 4 février 2006.

Il se définit comme « un parti de gauche qui vise la construction d’une société basée sur la justice sociale, l’élargissement de la démocratie, l’égalité entre les hommes et les femmes, le respect de nos écosystèmes, l’établissement de liens égalitaires et pacifiques avec les peuples du monde entier et, en premier lieu, avec les nations autochtones avec lesquelles ils partagent leur territoire. Leur projet de société a pour fondement la démocratie participative et la souveraineté populaire. »

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31 août 2015 1 31 /08 /août /2015 10:35

Rassemblement devant l’Ambassade de Tunisie à Paris


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Pour le retrait du projet de loi dit : « de Réconciliation Nationale »


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Jeudi 03 Septembre 2015 – 18h30


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Place André Tardieu – 75007 Paris


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Métro : St François Xavier – Ligne 13


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https://www.facebook.com/events/302827193220831/
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A propos du projet de loi sur la Réconciliation nationale

Déclaration des associations de Tunisiens à l’Etranger

Réconciliation nationale ! L’expression résonne comme un mot d’ordre en ces temps de mobilisation contre le terrorisme. Par ailleurs, ne s’agit-il pas du volet final du triptyque vérité – justice - réconciliation de la Justice transitionnelle que nous appelons tous de nos vœux…

Nous somme tous demandeurs de réconciliation nationale. Mais de quelle réconciliation il s’agit ?

En ces temps de turbulences, le sens des mots semble aussi troublé.

Il s’agit de « tourner la page », nous dit le président de la République. Soit, mais quelle page ?

S’il s’agit d’absoudre des mafieux, on ne voit pas en quoi cela va contribuer à renforcer l’économie du pays. Si les « hommes d’affaires », qui ont fait fortune grâce à la corruption, sont des acteurs du développement, cela se saurait !

Si l’on entend attirer les spéculateurs en tous genres, ils ne sont pas concernés par la levée en masse que l’on veut provoquer, ils ont toujours préféré vampiriser les richesses produites par le labeur des plus pauvres.

S’il s’agit de passer l’éponge sur les forfaits des « commis » de l’État qui ont piqué dans la caisse, un État ne se renforce pas en s’attirant les faveurs des responsables du laxisme, des larcins ou des compromissions les plus graves au cœur de l’État…

On voudrait rabaisser encore l’État et son autorité que l’on ne s’y prendrait pas autrement.

Ce projet de loi, concocté par la présidence de la République sera dommageable pour l’État, pour la justice transitionnelle, pour le développement et pour la transition démocratique -déjà compromise et mal engagée-.

Alors que le dossier des assassinats politiques s’enlise, alors que des petites lois scélérates comme celle sur la consommation de cannabis continuent à ruiner l’avenir de dizaines de milliers de jeunes, alors qu’aucun dispositif sérieux ne protège du racisme et de toutes les formes de haines et de fanatisme larvées… alors que les inégalités se creusent… la loi préparée par les conseillers du président à Carthage serait une caution inutile aux corrompus et aux corrupteurs. Sans compter sa dimension symbolique catastrophique à l’heure où on demande des sacrifices aux plus démunis.

Le CRLDHT, la FTCR, les personnalités et les organisations signataires se rallient à la Coalition de la société civile contre le projet dit de réconciliation nationale et se déclarent solidaires avec les initiatives de cette Coalition.

Elles demandent aux députés de l’Assemblée du Peuple de rejeter le projet et de veiller au respect de l'Etat de droit et de la Constitution.

Pour une l’unité nationale contre le terrorisme

Pour la réalisation d'une vraie justice transitionnelle, contre la corruption, la répression et la régression vers les pratiques d’ancien régime

Pour le respect des mots d’ordre de la révolution : Dignité, Liberté et Justice Sociale.

Paris le 26 Août 2015

Premiers Signataires :

Associations :

- Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l’Homme en Tunisie – CRLDHT

- Fédération des Tunisiens Citoyens des Deux Rives – FTCR

- Association des Tunisiens en France – ATF

- Association Démocratique des Tunisiens en France – ADTF

- Union des Travailleurs Immigrés Tunisiens – UTIT

- Comit2 de Vigilance pour la Démocratie en Tunisie – Bruxelles

- Comité des Tunisiens en Italie - CITiI

- Association des Tunisiens du Nord – Lille

- Association Le Pont – Genève

- Association Citoyens des deux Rives – Toulouse

- Association Vérité et Justice Farhat Hached – AVJFH

- Younga Solidaire

- Mouvement Citoyen des Tunisiens en France

- Tunisie Plurielle

- Réseau Euro-Méditerranéen Citoyenneté et Culture – REMCC

- Union des Tunisiens pour l’Action Citoyenne - UTAC
> - Association Arts et Cultures des deux Rives - ACDR
>

Personnalités :

Hichem Abdessamad, historien

Khaled Abichou, militant associatif

Hafedh Affes, président de l’ATNF- Lille

Mourad Allel, militant associatif

Tewfik Allel, militant associatif

Ahmed Amara, militant de la citoyenneté et de l’éducation populaire

Houcine Bardi, avocat à le cour – Paris

Hajer Ben Djemaa, militante associative

Tarek Ben Hiba, Conseiller Régional – ENSEMBLE! - Front de Gauche; Ile-de-France
> Hédi Benkraiem, universitaire - militant associatif

Dalila Ben Othman, militante politique

Mohamed Bensaid, président de l’UTAC

Adnane Benyoussef, militant associatif

Hela Benyoussef Ouardani, militante politique et associative

Mohamed Larbi Bouguerra, membre de l’académie tunisienne Beit El Hikma

Mouhieddine Cherbib, militant des Droits Humains

Jocelune Dakhlia, enseignante, universitaire

Mohsen Dridi, militant associatif

Fethi El Hadjali, président du CVD - Tunisie - Belgique

Mohamed Lakhdhar Ellala, président de l’ATF

Chedly Elloumi, militant associatif – Grenoble

Mohamed Ellouze, avocat – Belgique

Raoudha Faouel, militante associative

Mohamed Chérif Ferjani, enseignant, universitaire

Mrad Gadhoumi, militant associatif

Omar Gasmi, militant associatif

Najla Gharbi, militante politique et associative

Moncef Guedouar, président de la FTCR

Abdelwaheb Hammami, militant politique

Mohamed Hamrouni, président MCTF

Naceur Jalloul, militant associatif

Chokri Jlassi, militant politique et associatif

Anouar Kanzari, militant associatif

Saifallah Khablachi, syndicaliste

Wajdi Limam, militant associatif, Uni’T

Gérard Maarek, économiste

Mohamed Mansar, président du Centre Interculturel Formation Migration - CIFM

Jalel, Matri, militant associatif - Genève

Mohamed Nachi, enseignant

Noureddine Najjar, militant politique

Habib Ouarda, libraire

Younes Rhouma, coordinateur CITiI – Italie

Noureddine Senoussi, président du REMCC

Mohamed Smida, militant politique et associatif

Hédi Sraieb, économiste

Fethi Tlili, président de l’UTIT

Tarek Toukabri, président de l’ADTF

Chadly Zaidi, militant politique


>

Partis :

Parti El massar – France

Parti Ettakattol – France

Parti Eljomhouri – France

Front Populaire – IDF

Mouvement Echaab – France

Tahalof - France

Soutiens :

Association des Travailleurs Maghrébins en France – ATMF

Association des Marocains en France – AMF

Agir pour le Changement Démocratique en Algérie - ACDA

Ligue Française des Droits de l’Homme – LDH

Cedetim / Initiative Pour un Autre Monde – IPAM

Union Syndicale Solidaires

Parti de Gauche – PG

Parti Communiste Français PCF
> ENSEMBLE!
>

https://www.facebook.com/events/302827193220831/

Contact : Mouhieddine Cherbib : cherbib@gmail.com - 00 33 650520416


>

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11 août 2015 2 11 /08 /août /2015 17:34
TEL AVIV S/SEINE / MON INDiGNATION par TARDI

MON INDIGNATION parTardi Auteur et dessinateur de bande dessinée

C’est mon indignation totale qui a motivé ce dessin. Un an après les massacres à Gaza, il faudrait que l’on fasse la fête sur les berges de la Seine. C’est de la provocation. C’est presque une insulte. C’est complètement obscène et irresponsable de la part de la Mairie de Paris. Il y a eu plus de 2 000 morts, et on fait comme si de rien n’était, comme si on voulait effacer les crimes de guerre. Cette commémoration festive des tueries est monstrueuse. On parle de culture, mais ce qu’il y a de culturel à Paris Plages, c’est surtout des recettes de cuisine et des raquettes… Tel-Aviv, ville de la tolérance ? Oui, au sens où elle tolère bien l’apartheid et l’occupation de la Palestine, même si je sais qu’il y a des Israéliens contre la colonisation. Quand au procès en antisémitisme, ça ne marche plus : on a le droit de s’exprimer sur la politique d’un état qui viole chaque jour le droit international. Ces accusations m’indiffèrent. Ce n’est pas le sujet.

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19 juillet 2015 7 19 /07 /juillet /2015 10:27
PROGRAMME FORMAT PDF CLIQUER CI DESSOUS

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15 juillet 2015 3 15 /07 /juillet /2015 09:54

Mercredi 15 juillet 2015 à 19h

Lieu : Place de la République

Solidarité avec le peuple grec

http://paris.demosphere.eu/rv/41101

Rassemblement de solidarité avec le peuple grec contre l'austérité !

Non c'est Non !!!

Non au chantage financier. Solidarité avec le peuple grec !

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14 juillet 2015 2 14 /07 /juillet /2015 18:18

Avec les Grecs, contre l’Europe austéritaire et anti-démocratique.

La déclaration du sommet de la zone euro impose au peuple grec des mesures aggravant l'austérité qu'il subit et piétinant sa souveraineté nationale. Nous la jugeons proprement scandaleuse. C'est l’illustration du caractère autoritaire et brutal des institutions européennes et de leurs dirigeants. Nous dénonçons les méthodes iniques employées par ces derniers, notamment l’asphyxie financière d’un peuple grec déjà exsangue, afin d'arracher cet accord au gouvernement Tsipras.

Nous appelons par conséquent les députés du Front de gauche à ne pas voter ce texte. Nous soutenons les mobilisations sociales qui, en Grèce et en Europe, entrent en résistance face aux politiques néolibérales, à commencer par la gréve générale de 24 heure appelée demain mercredi 15 juillet par le syndicat des services publics ADEDY.

Nous ne nous laisserons pas prendre au jeu de dupes mené par François Hollande et le gouvernement français qui, sous couvert de "sauver" la Grèce en défendant son maintien au sein de la zone euro, ont activement participé à la mise sous tutelle de la Grèce et à l'imposition des politiques d'austérité d'inspiration néolibérale.

Ce nouveau déni à la souveraineté populaire, peu de temps après un référendum ayant confirmé la volonté des Grecs de refuser le régime austéritaire européen, montre la nécessité d’œuvrer à la construction d'une autre Europe, sociale et solidaire et démocratique.

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12 juillet 2015 7 12 /07 /juillet /2015 09:49
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9 juillet 2015 4 09 /07 /juillet /2015 12:50
Les interventions d’ A. Tsipras devant le Parlement Européen

Publié le 9 juillet 2015 par Vangelis Goulas

(SÉANCE PLÉNIÈRE DU PARLEMENT EUROPÉEN, 8 JUILLET 2015)

Mesdames et messieurs les député(e)s,

Je vous remercie de votre invitation ; prendre la parole dans ce haut lieu de la démocratie européenne, m’adresser aux représentants élus des peuples européens à un moment crucial pour mon pays, la Grèce, pour la zone euro et pour l’Union européenne, est pour moi un honneur.

Il y a quelques jours, nous avons décidé de consulter le peuple grec en lui demandant d’intervenir dans le cours des négociations et de se prononcer sur son avenir. Il y a quelques jours, le peuple grec s’est exprimé d’une voix forte. Le mandat qu’il nous a confié nous enjoint de redoubler d’efforts et de parvenir à une solution socialement juste et économiquement viable ― loin des erreurs du passé qui ont porté un coup fatal à notre économie, loin des politiques d’austérité qui ont piégé celle-ci à l’intérieur d’un cercle déflationniste et enfermé la société dans une dépression profonde et durable. Face à une pression inouïe, à la fermeture des banques, à une véritable campagne d’intimidation ― la majorité des médias répétant que le choix en faveur du « non » était celui de la rupture avec l’Europe ―, le peuple grec a eu le courage de faire entendre sa voix.

Je me réjouis d’être dans ce temple de la démocratie car j’ai la conviction que les arguments sont ici écoutés, que chacun ici se prononce sur des arguments ― qu’on écoute avant de juger.

Par son choix courageux, le peuple grec ne s’est pas prononcé pour une rupture avec l’Europe mais pour un retour aux principes premiers de l’intégration européenne : démocratie, solidarité, respect mutuel et égalité.

Son message est des plus clairs : sans démocratie, l’Europe ― la construction européenne, l’Union ― aura toutes les peines du monde à survivre à la crise actuelle.

Les négociations du gouvernement grec avec ses partenaires, négociations qui touchent maintenant à leur fin, doivent témoigner d’un double respect : respect des règles communautaires et respect absolu pour le choix démocratique des peuples.

Mon gouvernement et moi-même avons pris nos fonctions il y a un peu plus de cinq mois, mais les plans de sauvetage sont en vigueur depuis cinq ans. Si j’assume entièrement la responsabilité de l’action menée au cours de ces cinq mois, la responsabilité de l’impasse dans laquelle se trouvent aujourd’hui l’économie grecque et l’Europe tout entière ne peut nous être imputée ; elle pèse sur ces cinq ans de programmes qui n’ont pas offert d’issue à la crise. Indépendamment du jugement que chacun porte sur ces réformes, sur leur bien-fondé ou leur caractère erroné, je veux vous dire que le peuple grec a accompli en cinq ans d’énormes efforts d’ajustement qui ont épuisé ses capacités de résistance.

La Grèce n’est bien sûr pas le seul pays à cette enseigne. Des programmes d’austérité ont été appliqués dans de nombreux pays d’Europe. J’ai le plus grand respect pour les peuples qui ont été soumis à ces mesures difficiles, pour les gouvernements qui les ont adoptées. Mais nulle part ces programmes n’ont été aussi durs et d’aussi longue durée qu’en Grèce. Il n’est pas exagéré de dire que ma patrie est depuis cinq ans un laboratoire d’expérimentation de l’austérité. Il est temps d’admettre que l’expérience a échoué.

Au cours de cette période, le chômage et la pauvreté ont atteint des seuils critiques, l’exclusion sociale s’est accrue, la dette publique a explosé : elle représentait 120% du produit national avant la mise en place des plans d’austérité et équivaut aujourd’hui à 180% du PIB. Une majorité de Grecs exigent maintenant qu’une issue soit trouvée. C’est un fait, pas une vue de l’esprit. Et c’est ce désir, exprimé de manière directe et démocratique, que notre gouvernement est tenu de concrétiser.

Nous souhaitons parvenir à un accord avec nos partenaires, mais un accord qui donnera le signal d’une sortie définitive de la crise, qui permettra d’entrevoir une lumière au bout du tunnel. Un accord comportant des réformes dont nul ne nie la nécessité mais aussi des transferts de charges : le fardeau qui pesait sur les salariés, les travailleurs, les retraités doit être transféré sur les épaules de ceux qui en ont la capacité et que les gouvernements précédents n’ont pas mis à contribution.

Cet accord devra comprendre des politiques de redistribution en faveur des plus modestes, des revenus faibles et moyens, dans une perspective de croissance équilibrée et durable.

La proposition que nous soumettons à nos partenaires comporte:

― un ensemble de mesures crédibles, fondées sur une juste répartition des charges et sur le souci de réduire le plus possible les effets de la récession ;

― une demande de financement à moyen terme accompagnée d’un solide programme de développement pour la période à venir ― car nous ne sortirons pas de la crise si nous n’abordons pas la question du développement ; notre premier objectif doit être de lutter contre le chômage et de soutenir les entreprises ;

― l’engagement d’entamer une discussion de fond sur la question de la soutenabilité de la dette publique et sa résolution.

Il ne peut y avoir de tabous entre nous. Nous devons regarder la réalité en face et rechercher des solutions, si difficiles soient-elles.

Cette proposition a été soumise à l’Eurogroupe et au Sommet des chefs d’Etat qui a eu lieu hier. Nous présentons aujourd’hui une demande en ce sens au Mécanisme européen de stabilité. Nous nous sommes engagés à préciser ces propositions sous deux jours ; je souhaite que nous parvenions dans le délai imparti à répondre aux exigences de ce moment crucial, dans l’intérêt de la Grèce comme de la zone euro ― dans l’intérêt économique mais d’abord, et avant tout, dans l’intérêt géopolitique de l’Europe.

Que les choses soient claires : les propositions du gouvernement grec concernant le financement de ses obligations et la restructuration de la dette n’ont pas pour but de grever le budget des contribuables européens. Disons les choses comme elles sont : les fonds débloqués pour la Grèce ne sont jamais allés au peuple mais ont été affectés au sauvetage des banques grecques et européennes.

Depuis le mois d’août 2014, en outre, la Grèce n’a encaissé aucun des versements prévus par le programme d’aide alors en vigueur, un programme de 7,2 milliards d’euros. Entre le mois d’août 2014 et le mois de janvier 2015, la Grèce avait pourtant un autre gouvernement. Si les sommes prévues n’ont pas été versées, si le gouvernement d’alors s’est abstenu d’appliquer ce programme, ce n’était pas, et pour cause, pour des motifs d’ordre idéologique mais bien parce que ces mesures buttent sur un rejet. Il ne suffit pas qu’un programme soit conforme à nos vues pour qu’il entre en application, il faut aussi qu’il rencontre l’assentiment de la majorité sociale.

Mesdames et messieurs les député(e)s,

Au cours de ces négociations, la Grèce a revendiqué auprès des Institutions le versement de ces 7,2 milliards d’euros alors même qu’elle avait l’obligation de rembourser à ces mêmes Institutions des traites d’un montant global de 17,5 milliards d’euros. Ces sommes n’ont pu être versées qu’en mobilisant les dernières économies du peuple grec.

Mesdames et messieurs les député(e)s,

Malgré ce qui précède, je ne suis pas de ces hommes politiques qui prétendent que les « méchants étrangers » seraient coupables de tous les maux dont mon pays est affligé. Si la Grèce se trouve aujourd’hui au bord de la faillite, c’est parce que les gouvernements qui se sont succédés durant des décennies ont créé un Etat clientéliste, facilité la corruption, toléré ou encouragé la collusion du pouvoir politique avec le pouvoir économique, laissé le champ libre à la fraude fiscale des grandes fortunes. Selon une étude du Crédit Suisse, 10% des Grecs détiennent 56% de la richesse nationale. Alors que la crise et les politiques d’austérité battaient leur plein, ces 10% ont été épargnés : leur contribution aux charges a été sans commune mesure avec celle du reste de la population. Ces injustices patentes n’ont pas été rectifiées mais aggravées par les plans d’aide et les mémorandums. Aucune de ces soi-disant réformes n’a malheureusement amélioré les mécanismes de perception fiscale qui se sont effondrés, en dépit des efforts remarquables déployés par quelques fonctionnaires intègres et aux abois. Aucune mesure n’est venue contrecarrer les intérêts croisés de l’establishment politique, des oligarques et des banques, ce triangle établi dans notre pays depuis des décennies. Aucune réforme n’a amélioré le fonctionnement et l’efficacité de l’appareil d’Etat, qui s’est habitué à servir des intérêts particuliers plutôt que l’intérêt commun. Les propositions que nous déposons se concentrent, elles, sur de véritables réformes qui ont pour ambition de changer la Grèce. Il s’agit de mesures que les gouvernements précédents, l’ancien système politique et les initiateurs des plans de sauvetage ne voulaient pas mener en Grèce. Tels sont les faits.

Lutte contre la structure oligopolistique et les pratiques des cartels ― en particulier sur le marché télévisuel, anarchique et hors de contrôle ; renforcement des mécanismes de contrôle des dépenses publiques et du marché du travail, dans le but de réprimer l’évasion et la fraude fiscales ; modernisation de l’administration publique : telles sont les priorités du programme de réformes de notre gouvernement ; nous attendons bien sûr que nos partenaires souscrivent à ces priorités.

Nous nous présentons aujourd’hui forts du mandat que nous a confié le peuple, déterminés à entrer en conflit non avec l’Europe mais avec l’establishment de notre pays et avec les logiques et les mentalités établies qui ont précipité la chute de la Grèce et sont en train de provoquer celle de la zone euro.

Mesdames et messieurs les député(e)s,

L’Europe se trouve à la croisée des chemins, à un moment crucial de son histoire. Ce que nous appelons « la crise grecque » est d’abord le révélateur de la faiblesse de la zone euro à apporter une solution définitive à une crise de la dette qui ne cesse de s’alimenter elle-même. Il s’agit d’un problème européen, non d’un problème exclusivement grec. Et ce problème européen requiert une solution européenne.

L’histoire européenne est une histoire de conflits mais aussi, à la fin du jour, de compromis. C’est également une histoire de convergences, d’élargissements. Une histoire d’unité et non de division. C’est d’ailleurs pour cette raison que nous parlons d’Europe unie ; ne laissons donc pas cette Europe se désunir. Nous sommes aujourd’hui appelés à trouver un compromis fructueux et honorable afin d’éviter une rupture historique qui mettrait à bas la tradition de l’Europe unie.

Je suis convaincu que nous percevons tous le caractère crucial du moment et que nous saurons être à la hauteur de la responsabilité historique qui est la nôtre.

Je vous remercie.

Source : http://www.primeminister.gov.gr/2015/07/08/13864

Traduit du grec par Dimitris Alexakis

Deuxième intervention d’ A. Tsipras devant le Parlement Européen

Je pense que cette réunion aurait dû avoir lieu il y a bien longtemps. Parce que notre débat d’aujourd’hui, concerne non seulement l’avenir de la Grèce mais aussi celui de la zone euro.

Et en effet, ce débat ne doit pas se faire à huis clos, mais cette responsabilité ne nous appartient pas.

Pendant cinq mois, la négociation a été menée derrière des portes fermées. Son déroulement et son aboutissement constitue pourtant une question hautement politique. Et nous l’avons constaté aujourd’hui, à l’occasion de ce débat riche et fructueux. Par les confrontations qui ont eu lieu et qui n’avaient pas le caractère des confrontations étatiques au sein de la zone euro, mais plutôt un caractère profondément politique et idéologique. Et je respecte vraiment toutes les opinions qui ont été entendues, même celles qui ont été exprimées en utilisant une rhétorique hautement polémique.

Je tiens aussi à dire que je suis entièrement d’accord avec l’interpellation exprimée précédemment sur la nécessité du renforcement du rôle du Parlement Européen. Parce que je me demande, comment pouvons-nous habiliter la troïka de prendre des décisions – même si ce pouvoir est en effet légitimement attribué à la Commission et à la BCE, mais il perd sa légitimité quand il est abandonné à la discrétion des fonctionnaires et du FMI – tout en excluant le Parlement Européen, l’institution européenne démocratique par excellence.

Et je voudrais ajouter en toute franchise: Si la négociation a été menée exclusivement entre la Grèce et la Commission européenne, une solution et un accord auraient été trouvés depuis très longtemps.

Malheureusement ou heureusement, nous avons eu à mener un processus de négociation – Veuillez écouter les arguments et vous pouvez après les réfuter – en étant obligés de parler, nous, le gouvernement grec, avec trois institutions différentes qui avaient souvent des positions et des propositions divergentes et contradictoires. La réalité est celle .

Je voudrais maintenant aborder le fond du problème et répondre à certaines questions soulevées lors du débat.

Première question: Si la partie grecque a présenté des propositions fiables ou non, vous jugerez vous mêmes. La partie grecque a présenté des propositions. Elle a présenté un texte de 47 pages qui était l’aboutissement – et non pas nos propres positions – d’un processus de négociation difficile et ardu. Malheureusement une fausse image des négociations a été véhiculée et la partie grecque a été accusée de ne pas avoir déposé des propositions.

Lundi dernier, la partie grecque est retournée avec un texte de nouvelles propositions crédibles , qui a été accepté comme base de discussion par les trois institutions. Lundi dernier. Avec ces propositions, nous nous sommes engagés d’atteindre les objectifs budgétaires exigés par les règles, parce que nous reconnaissons et respectons les règles de la zone euro. Cependant, nous nous réservons le droit de décider, de décider en tant que gouvernement souverain, où trouver des ressources et où placer le fardeau fiscal, afin d’atteindre les objectifs budgétaires exigés.

Et je pense vraiment qu’il s’agit d’un droit souverain d’un gouvernement, le choix d’augmenter les impôts des entreprises rentables et de ne pas supprimer l’allocation accordée aux retraites les plus faibles (EKAS) pour atteindre ses objectifs budgétaires. Si ce droit – du choix des mesures compensatoires pour atteindre les objectifs requis – n’appartient plus à un gouvernement souverain, alors, nous optons pour une approche extrême et antidémocratique, et les pays qui participent à un programme d’aide ne devraient plus avoir des élections mais des gouvernements nommés et des technocrates pour prendre la responsabilité des décisions.

Par ailleurs, j’admets que vous avez raison de demander l’élimination de certaines déviations grecques qui puisent leur source dans le passé, comme celle des retraites anticipées. Et nous avons été les premiers à déclarer – sans attendre des ordres extérieurs – que la situation financière désastreuse du pays exige leur suppression.

Nous approuvons donc la nécessité des réformes, et nos engagements pour atteindre l’ajustement budgétaire nécessaire sont réels. Nous maintenons cependant, le droit de choisir librement les mesures de redistribution des charges fiscales, et sur ce point vous devez être certainement d’accord.

Mesdames et Messieurs les députés,

Une autre question a été aussi posée : «Avez-vous un plan secret pour sortir la Grèce de la zone euro? ». Je vais vous répondre simplement: Toute la semaine dernière, la grande majorité des déclarations des responsables politiques européens portait sur la sortie automatique de la Grèce de l’euro, après une victoire du «non» lors du référendum. Les citoyens qui sont allés aux urnes avaient entendu cela.

Et pourtant, le résultat était contre les attentes de certains. Si j’avais l’intention de faire sortir la Grèce de l’euro, je n’aurais pas déclaré immédiatement après la clôture du scrutin que j’interprétais les résultats du référendum, non pas comme un mandat de rupture avec l’Europe, mais comme une consolidation du pouvoir gouvernemental et de son mandat de négociation pour atteindre un meilleur accord. Un accord plus crédible. Un accord économiquement viable et socialement équitable. Tel est l’objectif (du gouvernement). Je n’ai pas un autre agenda caché. Et je parle sincèrement.

J’ai entendu nombreux d’entre vous – et surtout ceux qui ont exprimé une critique forte en utilisant des termes polémiques – parler de notre incapacité à répondre à la solidarité des partenaires européens. Je voudrais répondre en reconnaissant tout d’abord que le prêt est certainement une forme de solidarité. Aucun doute là dessus. Mais nous, si nous souhaitons un programme viable, c’est justement pour pouvoir être en mesure de rembourser nos prêts. Et lorsque nous demandons une diminution de la dette, c’est justement pour être en mesure de rembourser et ne plus être obligés de contracter constamment de nouveaux prêts pour rembourser les plus anciens.

Et je voudrais vous rappeler, M. Weber, que le moment le plus fort de la solidarité dans l’histoire européenne moderne, était en 1953, lorsque votre pays est sorti surendetté et dévasté après deux guerres mondiales. Et l’Europe et les citoyens européens ont fait preuve d’une solidarité sans égal au Sommet de Londres en 1953, quand ils ont décidé de supprimer 60% de la dette de l’Allemagne, et d’accorder l’instauration d’ une clause de développement. Ce fut le moment le plus important de la solidarité dans l’histoire européenne moderne.

J’ai aussi entendu mon ami Guy Verhofstadt – l’année dernière, nous étions tous les deux candidats à la présidence de la Commission Européenne et nous nous connaissons bien – douter de notre capacité de mener des réformes et demander le bilan de notre action.

Je réponds: En effet, ces cinq mois nous avons plus négocié que gouverné. Dans les conditions imposées par l’asphyxie financière notre préoccupation, notre pensée, nos efforts se concentrent sur le maintien en vie de l’économie grecque. Cependant, nous avons réussi à réaliser certaines choses, mon cher ami Guy :

C’est nous qui avons ouvert la célèbre liste Lagarde après trois ans pendant lesquels certains ministres des gouvernements précédents la gardaient dans leur tiroir.
Et nous sommes ceux qui ont voulu et réussi à traduire en justice plusieurs fraudeurs fiscaux. Les gouvernements précédents ne l’ont pas fait.
Nous sommes aussi ceux qui ont conclu un accord avec la Suisse afin de pouvoir imposer les personnes qui ont transféré leur argent à l’étranger.
Nous sommes ceux qui ont légiféré pour limiter les transactions triangulaires. Aucun des gouvernements précédents ne l’avait fait.

Nous sommes ceux qui ont demandé aux propriétaires des médias grecs de payer leurs impôts. Aucun des gouvernements précédents ne l’avait fait.
Nous sommes ceux qui ont renforcé les contrôles douaniers pour frapper la contrebande.

Bien sûr nous devons faire plus mais nous n’avons pas eu encore le temps pour le faire. Et nous demandons votre soutien pour pouvoir changer la Grèce. Il est de notre responsabilité commune ce changement et nous serons jugés sur cette capacité.

Je voudrais, en concluant, vous dire que tout le monde se rend compte que ce débat ne concerne pas exclusivement un pays. Il concerne l’avenir de notre édifice commun, de la zone euro et de l’Europe. Et là se heurtent deux stratégies diamétralement opposées quant à l’avenir de l’intégration européenne. Prenons donc – tous – nos responsabilités.

Le gouvernement grec – et je tiens à le dire – malgré les différences idéologiques qui le séparent (de ses adversaires politiques) à l’intérieur du pays, à ce moment crucial, a jugé utile la synergie de toutes les forces. Et hier, toutes les forces politiques (grecques) se sont trouvées à la même table et autour du Président de la République pour se mettre d’accord sur la fixation d’ un cadre d’objectifs.* Et sur la base de ce cadre, nous présenterons à nouveau demain, des propositions concrètes pour un accord viable et équitable avec de réformes crédibles.

Je voudrais aussi ajouter une dernière remarque. Plusieurs sont ceux qui se sont référés à la tragédie antique grecque pendant les débats. Je respecte pleinement les lois qui régissent l’UE et la zone euro. Les lois sont nécessaires pour avancer.

Mais puisque vous avez mentionné la tragédie grecque je rappelle que Sophocle, nous a appris avec son chef-d’œuvre «Antigone», qu’il y a des moments où la loi supérieure de la justice doit l’emporter sur les lois humaines.

Et je pense que le moment actuel l’exige aussi.

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Published by gérard JAMME
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