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31 octobre 2012 3 31 /10 /octobre /2012 18:59

 

Malgré des manifestations coordonnées, du 1er au 7 octobre, en Angleterre, en Belgique, en Crète, en Espagne, en France, en Grèce, en Italie, au Portugal, en Pologne.

Malgré le défilé à Paris, le 6 octobre, de très nombreuses délégations* venues de toute la France à l'appel unitaire d'un large collectif d'organisations.

Malgré différentes demandes de rendez vous avec Matignon, nous n'avons eu pour toute réponse qu'une rue barrée, des cars bien rangés de forces de l'ordre, le refus de recevoir citoyens et citoyennes et les associations qui se battent pour le bien public.

Nous pensions en avoir fini avec le mépris du gouvernement précédent.

Concrètement depuis l'arrivée au pouvoir de François Hollande le changement pourtant indispensable se fait attendre, la Santé n'a pas été inscrite parmi les priorités du gouvernement, la loi HPST s'applique toujours comme à Marie Galante et à Vire, nous ne constatons aucune réelle remise en cause de ce qui rend l'accès aux soins de plus en plus difficile : franchises et forfaits, dépassements d'honoraires, fermetures de structures de soins publiques : la liste est longue ...

Le Projet de Loi sur le Financement de la Sécurité Sociale va bientôt être débattu. Nous n'accepterons pas un budget d'austérité.

Nous appelons à poursuivre dans une démarche unitaire, les mobilisations nécessaires pour obtenir des réponses à la hauteur des enjeux.

Nous appelons les mouvements sociaux, les habitants et habitantes de toute la France, à réagir rapidement, à lutter ensemble pour obtenir le droit à la santé pour toutes et tous, sur tout le territoire.

Nous appelons à interpeller nos élu.es afin qu'ils et elles se saisissent prioritairement du dossier de la santé publique, tant la situation est grave, et qu'ils et elles fassent remonter au Premier Ministre notre demande réitérée d'entrevue !

Nous continuerons à faire signer la pétition :

http://www.petitionenligne.fr/petition/pour-notre-sante-le-changement-c-est-urgent/2931

"Notre Santé en Danger" continue, nous sommes unis, nous n'abandonnerons pas !

Paris - le 10/10/2012

Contact du collectif NSED - collectif.nsed@gmail.com



*Afin que nulle personne n'en ignore, voici les délégations présentes :

  1. Hôpitaux, maternités :

Guadeloupe : Marie Galante

Alès-Uzès-Nîmes (30), Ambert (63), Argenteuil (95), Aubenas (07), hôpital Avicenne (93), maternité des Bluets (75), Bordeaux (33), Briançon (05), Caen (14), Centres de Santé des Bouches du Rhône (13), Charleville-Mézières-Rethel (08), Clamecy (58), Concarneau (29), Creil (60), hôpital R.Debré (75), Decize (58), Douarnenez (29), Draveil (91), Fontainebleau-Melun-Monterau (77), hôpital Hôtel-Dieu (75), Isère (38), Ivry (94), Lannemezan (65), Les Lilas (93), Les Sables d'Olonne (85), Lille (59), Lisieux (14), Luçon (85) Lure-Luxeuil (70), Lyon (69), Mantes (78), Marseille (13), hôpital H.Mondor Créteil (94), Montaigu (85), Montluçon (03), Montreuil (93), Mont Saint Aignan (76), Nanterre (92), Nantes (44), Nemours (77), Nîmes (30), Orléans (45), Poissy Saint Germain (78), Pontoise (95), Privas (07), Rennes (35), Roubaix (59), Rouen (76), Ruffec (16), Saint Agrève (07), Saint Maurice (94), hôpital Tenon (75), Toulouse (31), Valréas (84), Vire (14) et bien d'autres hôpitaux de l'AP-HP ...

  1. Associations et collectifs :Act-Up Paris, Act Up Sud Ouest, Aides, AMI 92, AMI 94, AMI Ile de France, AMI nationale, ANCIC,Association Nationale des Sages-Femmes Orthogénistes, Atout Majeur, ATTAC, CADAC, Collectif 20ème Tenon, Comité de soutien au docteur Poupardin, Convergence des collectifs de défense et de développement des services publics, Coordination de défense et de promotion des centres de santé, Coordination nationale de défense des hôpitaux et maternités de proximité, COSS 33, Femme Égalité, Femmes en lutte 93, Fondation Copernic, Handi-social, La Santé n'est pas une marchandise, LaSantéUnDroitPourTous, Les efFronté-e-s, Manifeste des médecins solidaires, Planning Familial, Résistance sociale, UNRPA, Vigilance handicap...

  2. Mutuelles : Alternative mutualiste, Mutuelles solidaires ...

  3. Syndicats : Fédération Sud Santé Sociaux, Fédération Sud Protection Sociale, Syndicat CGT CHU de Toulouse, Syndicat chirurgiens-dentistes des centres de santé, Syndicat médecins de centres de santé, Syndicat de la Médecine Générale, SNASS-CGT-ARS, Sud-Santé AP-HP, UNIRS, Union syndicale CGT de l'AP-HP, Union Syndicale de la Psychiatrie, Union Syndicale Solidaires ...

  4. Partis et mouvements politiques : Alternative Libertaire, Alternatifs, FASE, GA, GU, NPA, Parti de la Gauche européenne, PCF, PCOF, PG, République et socialisme ...

 

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30 octobre 2012 2 30 /10 /octobre /2012 21:38

 

A l’invitation du Pré­sident de la Répu­blique, B. Neta­nyahu va être reçu à l’Élysée le 31 octobre prochain.

 

Cette visite inter­vient alors que Neta­nyahu vient d’annoncer, l’alliance de son parti le Likoud avec le parti d’extrême-droite d’Avigdor Liberman, actuel ministre des Affaires Étran­gères et chantre de la colo­ni­sation et de la stig­ma­ti­sation des arabes israéliens.

 

 

La poli­tique de Neta­nyahu organise le déve­lop­pement sys­té­ma­tique et sans pré­cédent de la colo­ni­sation en émiettant et étran­glant les ter­ri­toires pales­ti­niens, minant le fon­dement même d’une solution à deux états. Elle main­tient Gaza sous un blocus inhumain, forme inac­cep­table et illégale de punition col­lective. Elle réprime avec constance et bru­talité le mou­vement de résis­tance popu­laire et paci­fique de la société civile pales­ti­nienne. Cette même poli­tique menace l’Iran d’intervention au risque de déclencher un cata­clysme. Neta­nyahu vient chercher en France l’assurance que nous ne recon­naî­trons pas l’État de Palestine et refu­serons de l’accueillir à l’ONU, fût-ce comme état non membre.

 

 

Cela n’est pas acceptable, d’autant plus après le déplo­rable vote au Par­lement européen qui vaut rehaus­sement des rela­tions entre l’Union euro­péenne et Israël.

 

 

La France doit s’en tenir au droit, égal pour tous, et « sou­tenir la recon­nais­sance inter­na­tionale de l’État pales­tinien » en votant oui à la demande pales­ti­nienne à l’Assemblée générale de l’ONU, et en appelant à des sanc­tions contre la poli­tique illégale d’Israël.

 

 

Le Collectif National pour une Paix Juste et Durable entre Palestiniens et Israéliens appelle à un rassemblement unitaire sur la base de sa charte, place de l’Opéra (terre plein central) à 18h30 le mercredi 31 octobre 2012.

 

Signataires

 

 

 

Agir Contre le Colonialisme Aujourd’hui (ACCA) - Alliance for Freedom and Dignity (AFD) - Alternative Libertaire (AL) - Américains contre la guerre (AAW) - Association des Travailleurs Maghrébins de France (ATMF) - Association des Tunisiens en France (ATF) - Association France Palestine Solidarité (AFPS) - Association Nationale des Elus Communistes et Républicains (ANECR) - Association pour la Taxation des Transactions et pour l’Aide aux Citoyens (ATTAC) - Association pour les Jumelages entre les camps de réfugiés Palestiniens et les villes Françaises (AJPF) - Association Républicaine des Anciens Combattants (ARAC) - Association Universitaire pour le Respect du Droit International en Palestine (AURDIP) - Campagne Civile Internationale pour la Protection du Peuple Palestinien (CCIPPP) - Cedetim / IPAM - Collectif des Musulmans de France (CMF) - Collectif Faty Koumba : association des libertés, droits de l’Homme et non-violence - Collectif interuniversitaire pour la coopération avec les Universités Palestiniennes (CICUP) - Collectif Judéo-Arabe et Citoyen pour la Paix (CJACP) - Collectif Paix Palestine Israël (CPPI Saint-Denis) - Comité de Vigilance pour une Paix Réelle au Proche-Orient (CVPR PO) - Comité Justice et Paix en Palestine et au Proche-Orient du 5e arrt (CJPP5) - Confédération Générale du Travail (CGT) - Confédération paysanne - Droit-Solidarité - Europe-Ecologie / les Verts (EE-LV) - Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives (FTCR) - Fédération pour une Alternative Sociale et Ecologique (FASE) - Fédération Syndicale Unitaire (FSU) – Gauche Anticapitaliste (GA) - Gauche Unitaire (GU) - Génération Palestine - La Courneuve-Palestine - Le Mouvement de la Paix - Les Alternatifs - Les Femmes en noir - Ligue des Droits de l’Homme (LDH) - Ligue Internationale des Femmes pour la Paix et la Liberté, section française de la Women’s International League for Peace and Liberty (WILPF) (LIFPL) - Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples (MRAP) - Mouvement Jeunes Communistes de France (MJCF) - Mouvement Politique d’Education populaire (M’PEP) - Organisation de Femmes Egalité - Parti Communiste des Ouvriers de France (PCOF) - Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) - Parti Communiste Français (PCF) - Parti de Gauche (PG) - Participation et Spiritualité Musulmanes (PSM) - Une Autre Voix Juive (UAVJ) – Union des Juifs Français pour la Paix (UJFP) - Union des Travailleurs Immigrés Tunisiens (UTIT) - Union Nationale des Etudiants de France (UNEF) - Union syndicale Solidaires

 

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11 octobre 2012 4 11 /10 /octobre /2012 17:45

 

 

Les centrales de PALUEL et PENLY, en Haute-Normandie

 

Avec 6 réacteurs de 1 300 MWe, la Région Haute-Normandie vit en permanence sous la menace d'une catastrophe nucléaire. 11 % de l'électricité française sont produits sur le littoral, non loin de Dieppe et de Fécamp. Quoi qu'en pensent les partisans de cette industrie, cette abondance d'électricité nucléaire n'a jamais assuré la moindre protection des Seinomarins contre les émissions de gaz à effet de serre*, ni contre le chômage et la précarité énergétique. Bien au contraire, le nucléaire donne à voir ici la domination d'un modèle productiviste qui détruit l'environnement et méprise les habitants. Il faut dire qu'ici les gaspillages sont à l'honneur: la région Haute-Normandie se distingue par une intensité énergétique d'un autre âge (153 tep/M€ de PIB).

 

Les Hauts-Normands n'ont guère eu le choix. En dépit d'une décennie de forte résistance, le Plan Messmer a été exécuté ici avec résolution. La création de la centrale de Paluel, la plus ancienne du palier P4 de 1 300 MW, a été autorisée dès 1978 (pour une construction commencée en 1977) et celle de Penly, du palier P' 4, dès 1983 (pour une mise en service commercial en 1990 et 1992). Des manifestations de plusieurs milliers de personnes ont eu lieu à Dieppe au début des années 1980, des maires courageux ont essayé de s'opposer aux chantiers. Mais rien n'y a fait... à grands coups de censures, de subsides et d'intimidations, les 6 réacteurs nucléaires ont été construits par des milliers de travailleurs, dont des milliers de Turcs venus exprès d'Anatolie.

 

Ces 6 réacteurs hauts-normands (4 à Paluel et 2 à Penly) possèdent de nombreux points communs qui permettent de mieux comprendre leurs faiblesses. Ils ont été construits au bord de la mer afin de disposer d'eaux de refroidissement abondantes. Or ce choix s'est avéré plus compliqué que prévu... En effet, pour implanter ses deux CNPE (centres de production d'électricité nucléaire), EDF a dû araser le platier, combler des valleuses et construire des digues ô combien nocives. Les centrales sont ici des catastrophes environnementales qui ont détruit des habitats et, plus largement, un milieu naturel fragile. Ainsi. les falaises s'écroulent au nord du département, la pêche à pied sur l'estran n'est lus qu'un souvenir... sans parler des millions de litres de bore et autres produits chimiques rejetés en mer. Plus qu'un environnement, c'est un bassin de vie qui a été sacrifié au nucléaire.

 

La sûreté des centrales n'est aucunement garantie par cette localisation spécifique. Bien au contraire, le milieu marin les expose à des contraintes qui usent les matériels et abîment les gros œuvres. Les bâtiments réacteurs ne présentent plus à ce jour l'intégrité que l'on serait en droit d'attendre.

 

 

 

 

Les bétons sont entamés et des fissures ne sont pas sans nous inquiéter. Paluel, construite sur un socle karstique, est fragile à plus d'un titre, même si EDF minore sans le moindre scrupule les risques sismiques. Penly ne dispose quant à elle que de très faibles marges de sûreté face aux aléas marins. Loin de garantir l'alimentation en source froide, la mer se révèle un milieu incertain, qui explique l'irrégularité de la production des centrales. La mer ne répond d'ailleurs pas à tous leurs besoins en eau. L'Yères et la Durdent,petits fleuves côtiers, sont fatalement impactés par les prélèvements d'eau douce des réacteurs. C'est bien l'ensemble du littoral qui est souillé par l'industrie nucléaire, dont les emplois n'ont jamais compensé la disparition des activités traditionnelles.

 

Si les faiblesses et défauts des réacteurs de 900 MWe sont aujourd'hui bien connus à l'issue des premières séries de troisièmes visites décennales (VD3), ce n'est pas le càs pour les 1 300 MWe. Les exemples de Paluel et Penly permettent d'attester que ces réacteurs, guère différents de leurs prédécesseurs, présentent des risques indéniables et quelques défauts spécifiques. Ces fameux « quatre boucles» comme disent les ingénieurs nucléaires (chaque boucle se composant d'une pompe de circuit primaire, d'un générateur de vapeur et des tuyauteries les reliant) sont des machines capricieuses et dangereuses qu'il est grand temps d'arrêter.

 

Un rapide survol des avis de l'ASN permet.de prendre la mesure des problèmes. Les centrales du littoral haut normand connaissent trois grands types de défaillances.

1.Les prises d'eau en mer sont souvent l'objet de colmatages et d'incidents. ., La conduite doit fréquemment solliciter les systèmes ASG d'alimentation, en principe de secours, pour assurer le refroidissement du réacteur afin de ne pas interrompre la production d'électricité. Quand ils se prolongent, es défauts d'alimentation :Jn source froide entraînent jes arrêts d'urgence, dont a multiplication accélère l'usure des circuits primaires.

2.Le deuxième problème touche plus particulièrement le circuit primaire. Chose commune, les générateurs de vapeur (GV) connaissent des taux de colmatage préjudiciables à la sûreté. Afin de réduire les coûts de remplacement de ces équipements massifs, EDF n'a pas hésité fin 2011 à demander l'autorisation d'assembler, lors de l'arrêt planifié de 2015 (VD3) sur Paluel 2, de vieux GV stockés chez Framatome depuis 1997... La gestion comptable du risque n'est pas une rumeur. Comme l'explique clairement le syndicat SUD-énergie de Penly, la direction du site essaie à tout prix de réduire les coûts de maintenance, sans écarter aucun expédient. Pour plus de détails, voir par exemple l'article de Jade Lindgaard et Michel de Pracontal publié par Mediapart en juin 2011 **.

3.L'accident du 5 avril 2012 à Penly, dont toutes les conclusions n'ont pas encore été tirées à ce jour, donne à voir deux défaillances graves des réacteurs de 1 300 MWe. Il existe de très fortes présomptions de défauts génériques sur les pompes primaires, confirmées par des avis sévères de l'ASN sur Paluel. La fiabilité des RCV (contrôles chimiques et volumétriques) fait aussi l'objet de graves suspicions... sans parler des barres de contrôle souvent capricieuses, des cuves qui ne sont plus de toute première jeunesse, etc.

 

 

 

 

Toujours est-il que deux réacteurs ont été cette année à l'arrêt plus de 4 mois chacun, signe des difficultés d'EDF à maintenir son parc atomique, mais aussi de la surcapacité nucléaire française, puisque ces réacteurs n'ont manqué à personne.

 

Ces machines tournent mal et exposent les populations comme le territoire à des périls inacceptables. Mais le risque permanent se situe d'abord à l'intérieur des centrales. Il ne faut jamais oublier ceux et celles qui sont les premières victimes du nucléaire, à savoir les travailleurs, et en particulier les intervenants extérieurs. Paluel et Penly sont des centrales où les salariés souffrent. Pas un arrêt de tranche sans que des blessés soient hospitalisés (six en mai dernier à Paluel). Pas une année sans que les syndicats mettent en cause les directions, dernièrement sur le non respect de la réglementation du travail. Pas une année sans que des conflits sociaux aient lieu. Et il faut noter le courage de SUD­énergie Penly dans son travail d'information et de défense des travailleurs, face à une direction qui bénéficie toujours du soutien du syndicat majoritaire. Paluel est quant à elle marquée par la résistance de Philippe Billard et des copains dont les droits sociaux les plus élémentaires sont bafoués par EDF...

 

C'est pour toutes ces raisons que, selon nous, le nucléaire ne peut et ne Qoit plus durer. L'urgence est de fermer ces centrales, et de concevoir tous ensemble un autre modèle énergétique juste, solidaire, durable. Mais nous savons qu'une menace supplémentaire pèse encore sur la Haute-Normandie: la construction d'un second réacteur EPR... seulement reportée pour l'instant! .

 

Collectif« Stop EPR ni à Penly ni ailleurs»

 

* Selon Terra éco, la Haute-Normandie est la derniére région française en matiére

d'environnement. Les émissions de GES s'y élèvent à 20,4 TEC/hab contre 11 en moyenne

nationale.

http://www.mediapart.fr/journal/france/220611/nucleaire-incidents-en-serie-la -centrale-de-paluel

 

CONTACT:  stopepr-penly@orange.fr

                      

                       http://www.nanodata.com/sdn76

 Les alternatifs de seine-maritime : 02 35 58 00 56   75@alternatifs.org

 

 

 

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11 octobre 2012 4 11 /10 /octobre /2012 17:27

changeons d ere

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11 octobre 2012 4 11 /10 /octobre /2012 17:22

 

 

 

Oui à la recherche pharmaceutique Non à Sanofric !

 

Les partis et organisations de la Haute- Garonne soussignés, réunis jeudi 27 septembre, à Toulouse, apportent leur total et inconditionnel soutien aux équipes toulousaines de recherche pharmaceutique de Sanofi engagées dans un bras de fer avec la direction du groupe pour le maintien de toutes les activités du site historique de la route d'Espagne et pour refuser tout licenciement Ils expriment également leur entière solidarité avec les équipes du site Sanofi de Montpellier impactées par les projets de démantèlement de la recherche du groupe programmé par la direction.

Un groupe classé au 3e rang des trusts pharmaceutiques mondiaux, qui pèse 33 milliards d'euros de chiffre d'affaires, qui a réalisé 8,8 milliards de bénéfice en 2011, dont 3,5 milliards distribués en dividendes à ses actionnaires.

Nous nous tiendrons aux côtés des «Sanofi» en lutte et répondrons présents à toute initiative de leur intersyndicale d'appel à la population à les soutenir. Nos partis et organisations invitent leurs adhérent-e-s et sympathisant-e-s à participer massivement à tout grand rassemblement, notamment les «jeudis de la colère», organisé sous le contrôle des salariés et de leur intersyndicale.

En même temps que les 640 emplois directs et les 200 emplois intérimaires et de sous-traitance concernés, nous voulons défendre une recherche pharmaceutique au service des besoins de santé de la population. Nous contestons fermement à la direction du groupe Sanofi et à ses actionnaires leur légitimité à restructurer à leur gré des sites de recherche et de production de médicaments aux seules fins de conforter leurs profits. La santé de la population passe avant celle de leurs portefeuilles d'actions.

Nous alertons l'opinion publique et les autorités, l'État, les collectivités territoriales, sur l'incroyable gâchis que s'apprêtent à commettre les dirigeants de Sanofi, dès lors que chacun sait qu'ils ont bénéficié toutes ces dernières années d'aides, de subventions, de dégrèvements fiscaux à hauteur de plusieurs centaines de millions d'euros pour maintenir une recherche pharmaceutique de haute qualité, particulièrement ici, à Toulouse, dans le cadre de la lutte contre le cancer et de l'Oncopôle.

Leur désengagement - une rupture de la parole donnée - mettrait en péril des dizaines de protocoles de recherche de court, moyen et long termes impliquant tous les acteurs publics de la recherche médicale et de la santé publique - l'INSERM, le CNRS, l'université Paul-Sabatier, la Sécurité sociale, les médecins de ville et hospitaliers prescripteurs, les associations de malades, les associations de victimes de l'explosion de l'AZF... Il n'en est pas question!

Nous les alertons d'autant plus fermement, sur cet invraisemblable désengagement, que la lecture de la presse spécialisée anglo-saxonne, financière et médicale, révèle que le principal dirigeant de Sanofi-Aventis, Christopher Viehbacher, vient d'être reconnu coupable, en juin, par la justice aux États-Unis de tromperie sur les propriétés thérapeutiques de l'Advair, un antiasthmatique, et falsification de rapports de test quand, jusqu'en 2008, il dirigeait GlaxoSmith-Kline. Quelle confiance accorder à un tel dirigeant prévaricateur? Pour nous, aucune!

 

 

 

 

 

 

À défaut d'une nette et irrévocable déclaration publique des dirigeants du groupe Sanofi d'annuler leur projet de démantèlement des sites de Toulouse et Montpellier et de suppression de 900 emplois sur les autres sites, les partis et organisations de la Haute-Garonne soussignés invitent le gouvernement et le Parlement à envisager toute mesure de passage des sites toulousain et montpelliérain de Sanofi en propriété publique autogérée par leur personnel hautement compétent

 

 

Toulouse, le jeudi 27 septembre 2012

 

 

 

 

 

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11 octobre 2012 4 11 /10 /octobre /2012 17:16

 

 

 

 

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3 octobre 2012 3 03 /10 /octobre /2012 12:55

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30 septembre 2012 7 30 /09 /septembre /2012 13:57

 

JUSTICE SOCIALE

 

 

 

 

 

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30 septembre 2012 7 30 /09 /septembre /2012 13:46

 

ARGENTINE:

QUAND LES TRAVAILLEURS DIRIGENT LEURS ENTREPRISES

 

Buenos Aires. Conversation avec Daniel Lopez, président de la firme Ghelco, usine de fabrication de ma. tières premières de confiserie, avec le bruit des machines qui monte dans son bureau. A tout moment, un ouvrier passe devant sa porte mais aucun d'entre eux n'a l'idée de la fermer. C'est que dans cette usine. chaque employé est en même temps son chef et a donc le droit d'entendre ce que dit son représentant élu.

 

Lopez, un rondouillard dans la quarantaine, évoque les temps où l'usine avait des propriétaires privés: « à partir de 1997, la situation a empiré. Les propriétaires ont cessé de payer les primes prévues dans nos contrats et on touchait nos salaires de plus en plus tard. On nous a obligés d'accepter une baisse de salaire de 50%, sinon l'entreprise fermait. On nous a imposé un congé sans solde d'un mois, puis il a été prolongé et à la fin ils ont affiché une note sur les panneaux disant que la société mettait un terme à ses activités ».

C'est ainsi que se manifestaient au niveau de l'entreprise les difficultés économiques de l'Argentine, suscitées par une dette colossale qui ont débouché en fin 2001 sur la proclamation de la faillite du pays.

Toutefois, les travailleurs n'ont pas voulu laisser disparaître leurs entreprises, se référant au droit au travail garanti par la constitution, car leurs usines représentaient pour eux en ce temps de marasme général leur survie, ce qui n'était pas le cas de leurs riches patrons qui ont simplement tiré un trait sur un investissement non rentable.

Encore aujourd'hui, Lopez s'emporte quand il explique qu'ils « avaient voulu mener subrepticement la boîte à la faillite afin de se débarrasser de leurs dettes pour ensuite racheter tout l'équipement à la vente aux enchères à bon marché. Avec l'argent de nos salaires impayés ». Cependant, cela ne s'est pas produit car, au lieu de la vente à la découpe de l'entreprise en faillite, c'est une société coopérative ouvrière de production (SCOP) qui a pris la gestion en mains et continué la production sous le même nom.Et aujourd'hui. la SCOP rencontre sur le marché les anciens propriétaires qui ont créé de but en blanc une nouvelle société.

Redémarrage en passantpar la case ferrailleur

Les administrateurs provisoires n'ont pas exulté quand ils ont confié les entreprises er faillite à des gens sans aucune expérience de gestion, mais les grèves avec occupatior les y ont contraints. Au tournant du millénaire la situation était tendue dans tout le pays Lors de manifestations violentes contre la politique de l'Etat, les forces de l'ordre ont tué plusieurs personnes de sorte que les directives des dirigeants du pays qui ne tenaient pas à attirer sur eux l'opprobre international sont devenues les suivantes: agissez avec les ouvriers protestataires avec la plus grande prudence.

Le journaliste Sergio Ciancaglini, auteur d'un livre sur ce sujet, se souvient du cas de l'imprimerie Chilavert : « les policiers ont expulsé:un à un huit ouvriers de l'usine. A la fin, les autres se sont enfermés avec des bidons d'esssence qu'ils étaient prêts à enflammer en cas d'intervention policière. Les gens du voisinage l'ont appris et sont venus défendre l',imprimerie» Finalement, on a confié l'usine à sa coopérative et elle existe encore aujoud'hui.

A l'heuree actuelle, il y a en Argentine environ 280 sociétés coopératives de production nées de « l'effondrement» des propriétaires, donc sans aucune expropriation ou spoliation révolutionnaire, On y compte des entreprises de bois. de textile, de transformation des métaux, de fatrication de céramique, de cultivateurs de kiwis ou encore par exemple l'hôtel Bauen dans le centre de Buenos Aires.

Ensemble. eiles fournissent du travail à 15 000 personnes qui malgré des doutes initiaux ont su les maintenir en activité. Ciancalgini, après avoir longtemps réfléchi, n'a trouvé que cinq cas de faillite.

Au début, il n'y avait même pas de normes juridiques claires pour transmettre ces usines en faillite entre les mains de leurs employés. Cela s'est fait au cas par cas, dans l'improvisation, en se basant sur les précédents existants. C'est l'avocat Luis Alberto Caro qui a fourni aux ouvriers une assistance juridique. Aujourd'hui, il est le conseiller juridique de cent coopératives. « Le plus dur a été de changer leur mentalité. Ils se sous-estimaient, étant persuadés que c'était trop complexe pour eux. Même leurs épouses et leurs parents et alliés leur disaient qu'ils étaient fous. Mais tout en buvant leur maté du soir, ils se sont mis à étudier comment fonctionnait en fait leur propre usine» dit le juriste en insistant sur les mots leur propre (usine).

A Ghelco,comme partout ailleurs,le plus dur a été de trouver de l'argent pour financer la première commande, Tout était prêt, le personnel, les machines, les connaissances, les clients mais l'argent manquait pour acheter du sucre. « Alors, on a fait le tour des locaux et on a vendu à la ferraille tout le matériel qui ne nous était pas utile» se souvient Caro en soulignant que le plus important a été la solidarité avec les autres coopératives de production. « Une SCOP de la métallurgie a payé les dettes d'électricité de Ghelco pour que l'approvisionnement électrique puisse être rétabli »

Un Président qui travaille sur la chaîne

Le président de la firme de confiserie me fait visiter les ateliers et me montre des hommes à forte carrure qui travaillent sur ordinateurs d'une façon peu orthodoxe, tapant d'un doigt comme un pivert avec son bec.. «Ce sont des ouvriers qui ont suivi une formation car au début ils avaient peur des ordinateurs..

C'est que tout le personnel administratif est parti car il n'admettait pas que nous aurons tous le même salaire quel que so la nature de notre travail à chacun» précise Daniel Lopez.

Toutes les SCOPs abolissent la structure pyramidale qui prévalait auparavant avec le propriétaire à son sommet et passent à une structure horizontale où tous sont égaux. Lors des prises de décision, pendant les assemblées générales hebdomadaires, chacun a une voix égale. On décide collectivement si les bénéfices doivent aller aux salaires ou à l'achat de matières premières ou à des investissements dans l'achat de machines.

Pour que la firme puisse fonctionner sans s'embourber dans une réunionnite sans fin, il convient de choisir des dirigeants qui ont le droit de prendre des décisions dans un nombre de cas limité. Par exemple, ils peuvent fixer avec un client le prix des marchandises entre des limites déterminées à l'avance, sinon il convient de réunir une assemblée générale pour en décider. Même Lopez, qui a été élu à la tête de Ghelco il y a cinq ans, conçoit sa fonction présidentielle comme un rôle d'attaché de presse qui signe au nom de ses collègues des accords avec clients et fournisseurs:

 

 

« Mais quand il y a un coup de feu; je les rejoins sur les chaînes de montage comme le fait tout le personnel des bureaux », explique-t-il en souriant. Les gens que j'ai rencontrés dans ces entreprises m'ont dit plus d'une fois que dans ce modèle économique il ne s'agit pas de profit mais du bien-être des gens qui y travaillent. Lopez le prouve en disant: « avant,je travaillais douze heures par jour et je ne rentrais à la maison que pour dormir. Aujourd'hui, on s'est mis d'accord sur une journée de travail de huit heures et donc je gagne maintenant un peu moins mais, en échange, j'ai du temps pour mes deux enfants et pour moi c'est une gratification bien plus importante ».

Bien sûr,tout n'est pas rose. Comme dans toute autre entreprise, il y a toujours un risque d'escroquerie. Cela s'est aussi produit à Ghelco où le prédécesseur de Lopez volait ses camarades de travail / co-dirigeants.  Ceux-ci, après l'éclatement de l'affaire, l'ont démis de ses fonctions et licencié immédiatement. De la même manière, ils peuvent, après plusieurs avertissements, licencier celui qui se ferait payer sur le travail des autres. Par contre, quand quelqu'un a un enfant malade, ~ les autres lui votent une allocation spéciale pour qu'il puisse s'acheter des médicaments. Le journaliste Ciancaglini souligne cette exigence de démocratie interne dans les rapports avec le juriste Caro cité ci-dessus qui a profité des SCOPs pour se faire un nom et gagner des sommes considérables. «Le principe de base de l'économie coopérative,c'est l'indépendance envers l'Etat, les partis ou même les syndicats Mais Caro avait commencé à rapprocher beaucoup trop les coopératives de la Présidents Cristina Fernandez et du coup majorité des SCOPs s'est séparée de lui ».

Le problème des petits nouveaux

A la différence d'autres

cas plus anciens, les SCOPs argentines ne partent pas de zéro mais poursuivent l'activité de structures préexistantes, ce qui simplifie la tâche. Daniel Lopez reconnaît que Ghelco ne travaille qu'à 40% de ses capacités et donc qu'elle ne fournit du travail qu'à 40 personnes alors que dans les années 1990, avant [a crise économique, plus de 100 personnes travaillaient dans l'entreprise.

Le frein principal à un essor plus grand est le peu de goût des SCOPs pour les banques. Aussi, craignant d'avoir des dettes, elles ne veulent pas emprunter plus d'argent,argent sans lequel, bien sûr, il n'est pas possible d'apporter des améliorations fondamentales dans ['entreprise.

Mais malgré ces aspects négatifs, les SCOPs ont réussi la chose essentielle, à savoir maintenir en vie leurs usines grâce à quoi les coopérateurs ont pu continuer à vivre décemment. C'est ce qui a plu au dirigeant vénézuélien Hugo Chavez qui a essayé d'introduire ce modèle dans son pays. « Mais cela a été un échec total. L'économie coopérative ne saurait être introduite par un décret d'en haut» dit Ciancaglini en ajoutant que pour que cela marche il faut avoir de l'expérience au départ. Les nouveaux employés qui en majorité proviennent de familles de travailleurs des secteurs non coopératifs sont loin de faire preuve de la même volonté de travailler pour le bien du collectif que ceux qui ont acquis leur entreprise par leur lutte.C'est précisément la recherche de nouveaux cadres qui est probablement le plus grand obstacle au développement de ces « firmes sans propriétaires ».

 

 

 

 

Ces entreprises représentent en Argentine un simple ajout marginal au capitalisme traditionnel dans lequel employeurs et employés ont des rôles clairement distincts. Il demeure qu'on peut se demander si à l'avenir ce ne sera pas le contraire. « Avant Copernic, tous étaient persuadés que le soleil tournait autour de la terre. Copernic a fait voler en éclat cette croyance et, avec le passage du temps,la majorité a fait siens ses arguments» répond le juriste Caro en utilisant cette métaphore astronomique ajoutant « pourquoi en serait-il autrement avec le capitalisme que tout le monde considère aujourd'hui comme étant le seul système possible? ». .

 

 

 

 

Apar TOMAS NIDR

in Dnes, Prague 24 mai 2012

traduit parV.CI. Fisera.

 

20/09/2012

 

 

article au format PDF cliquer ci dessous

 

http://ddata.over-blog.com/5/86/44/62/COOPS-EN-ARGENTINE.PDF

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30 septembre 2012 7 30 /09 /septembre /2012 13:29

 

 

 

 

POURQUOI FAUT IL D'URGENCE FERMER FESSENHEIM

 

Durant sa campagne électorale, le Président de la République a promis de fermer Fessenheim. Mais aussitôt élu, il a apporté une précision qui ne réjouit pas les associations qui se battent depuis des années pour l'arrêt immédiat de la plus vieille centrale de France: l'arrêt interviendra avant la fin de son mandat en 2017 ! La centrale a eu 35 ans en mars 2012. Si le gouvernement s'empresse lentement d'appliquer sa promesse, elle en aura 40 quand interviendra la fermeture.

 

Quoiqu'en dise EDF, qui réécrit l'histoire comme le faisait Staline, la durée de vie annoncée pour Fessenheim au moment de sa construction était de 20 ans. Lors des 3e visites décennales, EDF voulait une prolongation de dix ans, mais l'Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) était plus que mitigée sur le fait de lui donner sa bénédiction. Pour ouvrir le parapluie sans s'opposer ouvertement à l'Etat, elle y avait mis des conditions pratiquement irréalisables:

1- Renforcer le radier qui ne fait que 1,50 m d'épaisseur, bien moins que dans les autres centrales françaises, afin qu'il puisse mieux résister au corium en cas de fusion du cœur. De tels travaux sous la centrale risquent toutefois d'aggraver l'état de la cuve, et la résistance au corium ne serait que de quelques heures supplémentaires. ..

 

2- Trouver une deuxième source de refroidissement pour pallier une éventuelle perte de la source froide. Actuellement, seule l'eau du Rhin refroidit la centrale. La deuxième source froide ne pourrait être qu'un pompage de la plus grande nappe phréatique d'Europe, ce qui soulève d'immenses problèmes de sécurité pour l'approvisionnement en eau de l'Alsace, et serait sans doute en infraction avec la loi sur l'eau de 1995.

 

EDF fait semblant de vouloir appliquer ces recommandations mais propose des solutions farfelues, comme de faire un radier non pas en dessous du réacteur mais au niveau du sol!

 

Le paradoxe de l'annonce d'une fermeture d'ici cinq ans, c'est qu'elle accorde à EDF une « prolongation traînante» qui, tout en en désamorçant la mobilisation, permettrait de ne pas appliquer les recommandations très coûteuses de l'ASN. L'attentisme du gouvernement socialo-écologiste augmenterait alors les risques d'accidents!

 

Avant la fin de votre mandat, Monsieur le Président, vous risquez d'être responsable d'une catastrophe nucléaire en France, et Fessenheim est plus que jamais en tête des installations nucléaires menaçantes, car elle cumule de nombreux facteurs de risques. Tout d'abord, cette centrale à eau pressurisée de première génération présente de dangereuses faiblesses en matière de confinement et de refroidissement. Ses deux réacteurs sont construits selon la technologie la plus ancienne, dite du CPO, commune uniquement avec les quatre réacteurs en service au Bugey. La conception des bâtiments de pilotage et du circuit dE refroidissement est technologiquemenl archaïque.

 

 

La faiblesse la plus importante tient à l'enceinte de confinement des réacteurs, à paroi unique en béton avec étanchéité assurée par un revêtemenl métallique de faible épaisseur sur la face interne. Or toutes les autres centrales disposent d'enceintes de confinement ~ paroi double en béton, l'étanchéité étant assurée par un système d'aspiration entre les deux parois. Par ailleurs, le refroidissement des réacteurs est assuré par un circuit ouvert alimenté par l'eau du Rhin et susceptible d'être obstrué, alors que la plupart des autres centrales en bordure de fleuve sont dotées de tours aéroréfrigérantes.

En outre, Fessenheim se situe dans une région à forte sismicité, et des études on montré que la nature alluvionnaire de son sous-sol risque de démultiplier les effets d'un tremblement de terre jusqu'à 8 à 9 fois, selon Michel Granet de l'institut Physique du Globe à Strasbourg). Quoi qu'il en soit, sa mise en conformité avec les normes parasismiques actuelles s'avère impossible à atteindre en dépit des travaux entrepris. En matière de sismicité, la règle fondamentale de sécurité a été modifiée en mai 2001 pour prendre en comptz l'évolution des connaissances, mais l'application de cette règle à Fessenheim exigerait des transformations qui ne sont ni envisagées, ni envisageables. Et le cabinet Résonance a démontré que le mode d'évaluation déterministe du risque encore utilisé par EDF bien qu'il soi scientifiquement obsolète, sous-estime fortement les conséquences des séismes.

Ajoutons que la centrale est construite en contrebas d'une digue dont on ignore la résistance à des séismes importants ou des désordres climatiques majeurs, EDF ayant toujours refusé d'y réaliser des études de résistance, mais aussi que

 

- les cuves des deux réacteurs présentent des fissures évolutives;

- plusieurs anomalies repérées sur les circuits de secours rendent leur fonctionnement très aléatoire en cas de nécessité.

Enfin, la culture interne de sûreté a été dégradée par le recours systématique à la sous-traitance pour les travaux de maintenance. D'où une connaissance très insuffisante des matériels, qui sont pour beaucoup obsolètes et non échangeables. La vétusté de certains équipements et le manque de formation des personnels se manifestent par la fréquence des incidents depuis de nombreuses années.

Tout cela aboutit à un manque inquiétant de réactivité, et l'appel à des intérimaires pour les travaux les plus exposés engendre une gestion plus laxiste de la sécurité. Une fuite d'eau radioactive, par exemple, n'a pas été détectée durant quatre mois. Ce laxisme perdure en dépit des contrôles de l'ASN, et les incidents se succèdent à un rythme très supérieur à celui des autres centrales. L'accident récent suite à une décontamination au péroxyde d'hydrogène - survenu après une bonne vingtaine d'autres en moins de six mois, sur un réacteur qui venait de subir sa 3e grande

« révision» - est de très mauvais augure à cet égard.

Conscients qu'un accident aux conséquences irréversibles et gravissimes sur la vie des populations et l'avenir du bassin rhénan peut intervenir à tout moment, 446 élus d'Alsace ont appelé solennellement le gouvernement et Nicolas Sarkozy à

mettre en application concrètement le principe de précaution qui a été intégré dans la constitution, en prenant les décisions:

-d'arrêter immédiatement la centrale ucléaire de Fessenheim,

- d'organiser le démantèlement contrôlé des installations (1),

 

- de prendre les dispositions nécessaires à la transition énergétique,

- de planifier les actions de formation permettant l'adaptation des salariés de la centrale et des entreprises soustraitantes au contexte professionnel nouveau.

 

Les atermoiements du gouvernement actuel ne sont justifiables ni économiquement ni énergétiquement : sur ces deux plans la prolongation est une aberration.

 

Le vieillissement des installations entraîne des arrêts de production fréquents et des travaux de maintenance ruineux. La réalisation des aménagements demandés par l'ASN aurait des coûts exorbitants. Déjà très déficitaire, la centrale le sera de plus en plus.

 

Les réinvestissements constants dans une centrale en bout de course constituent pour l'Alsace un frein bien plus qu'un moteur du développement économique. Nous creusons notre retard en matière d'énergies alternatives. Il serait beaucoup plus conforme à l'intérêt général que les investissements se portent sur des énergies écologiquement sûres - créneau porteur stlsceptible de stimuler l'emploi.

Et puis, la production nucléaire française étant excédentaire et Fessenheim y contribuant pour moins de 3 %, cette centrale n'est plus nécessaire à la satisfaction des besoins du pays en électricité.

 

La prolongation de Fessenheim n'est donc motivée ni par sa rentabilité, ni par son utilité effective. Elle ne sert qu'à différer la phase inévitable de son démantèlement, premier d'une longue série, qui servira de test pour toutes les autres centrales arrivant en bout de course.

 

Le report de la fermeture vise uniquement à:

 

- gagner du temps face à l'imminent et énorme problème financier et écologique que pose la gestion de la fin de vie des vieilles centrales;

- sauver temporairement les apparences sur l'état du parc nucléaire français et éviter que l'opinion publique, ainsi que les actionnaires d'EDF, ne prennent la mesure des dépenses exorbitantes qui nous attendent;

- sauvegarder l'illusion que le nucléaire est une énergie d'avenir, pour convaincre les pays en voie de développement d'acheter nos centrales.

 

Le nucléaire demande constamment aux citoyens de jouer les autruches, mais après FUKUSHIMA, nous avons le devoir de nous réveiller!

 

 

C'est pourquoi j'ai signé l'Appel des femmes pour l'arrêt immédiat du recours à l'Energie atomique. Et j'encourage toutes les écocitoyennes à en faire autant sur www.fairea.fr .

 

Nicole ROELENS,

Breitenbach, septembre 2012

 

 

1Les élus espèrent beaucoup pouvoir développerà Fessenheim un pôle de compétences spécifiques pour l'activité de démantèlement. Compte tenu du grand nombre de centrales appelées à s'arrêter dans les prochaines années, ils pensent que ces compétences seraient monnayables. Mais cette perspective ne réjouit pas du tout les salariés d'EDF, qui ne veulent pas devenir de la « viande à rems ». La question du démantèlement est très épineuse. Certains envisagent juste de sécuriser le site en laissant sur place les déchets radioactifs. Le démantèlement fait partie de tous les problèmes non résolus de l'industrie nucléaire...

 

 

 

article au format PDF cliquer ci dessous

 

http://ddata.over-blog.com/5/86/44/62/FESSENHEIM.PDF

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