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26 mai 2018 6 26 /05 /mai /2018 11:50
voir l' AGECA

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19 mai 2018 6 19 /05 /mai /2018 11:53
NOTRE DAME DES LANDES COMMUNIQUE

Alors que nouveaux habitats autoconstruits sont attaqués sur la zad dans
la forêt de rohanne nous relayons ce communiqué de presse (en pièce
jointe pour une meilleure lecture et ci-dessous) du groupe
défendre-habiter qui s'est engagé dans le soutien aux habitats de la
zad.


---- Communiqué de presse

Pour une inscription de la Zad de Nddl et de ses habitats au Patrimoine
Mondial de l’humanité


-- Conférences de presse : Notre-Dame-des-landes

vendredi 18 mai à 11h
devant la poste


-- Paris mardi 22 mai 13h 7 place de Fontenoy Paris 007 devant le siège de l’Unesco

Suite à la publication du texte « Comme à la ZAD de
Notre-Dame-des-Landes, défendons d'autres manières d’habiter » signé par 60000 personnes, certaines d’entre elles avec des habitant.es de la zad, lancent la procédure de demande d’inscription de la Zad de Nddl et de ses habitats au Patrimoine Mondial de l’humanité 

La démarche qu’ils initient aujourd’hui est hautement symbolique, mais
parfaitement justifiée.

Elle l’est d’abord par la valeur patrimoniale du territoire et de ses
habitats. En effet, parmi les dix critères de sélection des dossiers, la
zad de Notre-Dame-des-Landes satisfait aux critères 4, 5, 9 et 10 , sur
l’interaction humaine d’un territoire et de son environnement (critère
5), les processus écologiques et biologiques en cours dans l'évolution
et le développement des écosystèmes (critère 9), contenir les habitats
naturels les plus représentatifs et les plus importants pour la
conservation in situ de la diversité biologique (critère 10).

Elle l’est aussi par l’urgence liée aux destructions déjà réalisées en
avril et celles annoncées de manière récurrente ces dernières semaines.
l’inscription au Patrimoine Mondial représentant clairement une
protection des zones précieuses menacées.

Le dépôt de la demande se fera en deux temps : 

- un envoi vers Paris du dossier de demande à partir de la poste de
Notre Dame des Landes samedi 19 mai à 11h ; cet envoi sera précédé d’une conférence de presse.

- un dépôt du dossier au siège de l’Unesco par un ensemble
d’organisations soutenant l’avenir de la zad, mardi 22 mai, précédé
d’une conférence de presse, à partir de 13 heures.
A cette occasion, un dossier vous sera remis.

 

Comptant sur votre présence

contacts presse :
defendre.habiter@gmail.com / Tibo tel 06 62 88 27 60

https://blogs.mediapart.fr/les-invites-de-mediapart/blog/060418/comme-la-zad-de-notre-dame-des-landes-defendons-
dautres-manieres-d-habiter
et geneviève     06 80 84 19 89

Geneviève Coiffard-Grosdoy
02 40 70 04 88 et 06 80 84 19 89

Liste de communication de la ZAD de Notre-Dame-Des-Landes.
06.95.06.81.49 
zadcontactpresse@riseup.net

Zone A defendre - http://zad.nadir.org/
---

 

Bonjour

Vous connaissez le site de covoit pour Bure 
https://covoit.vmc.camp/
Son développeur (merci à lui) l'a adapté pour NDDL

Le nouveau site est opérationnel depuis ce matin  : 
http://covoit-nddl-idf.fr/

Si vous prévoyez d'aller à la zad avec votre voiture, ou en voiture de loc, ou en minibus loué,
créez un compte sur le site, et proposez un covoiturage en donnant le nombre de places disponibles 

Si vous êtes passager regardez les annonces sur le site

__

Gilles

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18 mai 2018 5 18 /05 /mai /2018 09:46

Voir la version en ligne

http://uy8h.mjt.lu/img/uy8h/shwg/00hv1.jpg

 

 

http://uy8h.mjt.lu/img/uy8h/ltrx/0gpnr.jpg

 

 

Dimanche 27 mai :Journée de mobilisation

Puisque l'État fait appel de l'annulation de la ZAC de Gonesse, amplifions notre opposition à EuropaCity

Appel à volontaires

Nous avons besoin de volontaires avant, pendant et après le 27 mai. Si vous le pouvez, inscrivez-vous ICI.

Consultez régulièrement la page d'accueil de notre site (ICI) pour être informés au fur et à mesure de tous les projets en préparation et actions à réaliser.

Tracts et affiches disponibles

Pour télécharger l'affiche, cliquez ICI

Pour télécharger le tract d'appel, cliquez ICI

Tracts et affiches peuvent aussi être retirés à Paris auprès de : FNE Ile de France 2 rue du dessous des Berges, 13ème, tél 01 45 82 42 34 -ATTAC 21ter rue Voltaire, 11ème, tél 01 56 06 43 60 - Sud Solidaires : 31 rue de la Grange aux Belles, 11ème (appeler Erwan avant de venir : 06 88 75 89 13).

 

 

http://uy8h.mjt.lu/img/uy8h/ltrx/0gpn8.jpg

 

 

Programme détaillé de la journée

9h         -   10h       : accueil

10h30 -   11h30 : débats CARMA

11h30 -   12h30 : débats actions ZAC de Gonesse et Comités locaux

12h30 -   14h30 : pique nique / buvette

14h30 -   15h30 : débats suite : Triangle de Gonesse et les autres luttes

15h30 -   16h15 : prises de paroles

16h15 -   17h30  : débat de synthèse

18h : clôture

Toute la journée : animations pour petits et grands, plantations (portez vos plans et graines), atelier pain, atelier affichettes, plantations de 300 piquets supportant les affichettes (celles que vous apporterez ou que vous fabriquerez sur place), animations musicales, nombreux stands d'associations amies, un stand librairie, une buvette et stand restauration, etc.

Attention : pour tous vos achats pas de CB, seulement des espèces ou des chèques.

Atelier sérigraphie de T-shirts

 

 

http://uy8h.mjt.lu/img/uy8h/ltrm/0gprs.jpg

 

 

Un stand sérigraphie de T-shirts sera présent le 27 mai sur le Triangle de Gonesse

Venez avec un vieux T-shirt propre (ou, à défaut, neuf). Faites-le sérigraphier avec un des dessins qui seront proposés, comme « Auchan THE SHOPPING MONSTER » en photo ci-dessus !

Plantons, dansons, prenons du bon temps pour activer le projet alternatif CARMA et rejeter le mégaprojet climaticide EuropaCity

 

 

http://uy8h.mjt.lu/img/uy8h/ltrx/0gpq0.jpg

 

 

Une journée festive, où vous pourrez planter, manger, danser, parler, chanter et agir contre EuropaCity ! organisée par la Convergence Alternative à EuropaCity et le Collectif Pour le Triangle de Gonesse.

Pour venir :

En transport en commun (50 mn à partir de la Gare du Nord) :

RER B gare Parc des expositions, sortie avenue des Nations puis, en face de la sortie, prendre le bus 20 que vous quitterez à l'arrêt Patte d’Oie de Gonesse, arrêt spécial pour la Fête.

RER D Villiers-le-Bel-Arnouville, sortie côté bus 20, descendre à l'arrêt Patte d’Oie de Gonesse.

En covoiturage : à Gonesse, arriver soit par le Chemin de la Justice soit par l'Avenue du 12ème régiment de Cuirassiers puis suivre les indications qui vous seront données pour stationner près de la Patte d'Oie.

A vélo : arriver côté Gonesse puis tout droit de la Mairie à la Patte d'Oie

ou côté Paris Nord 2 (voir carte ci-dessous)

ou prendre la ronde à vélo qui viendra de Vanves et Paris : départ 9h place de l'Insurrection à Vanves, 9h20 Place Denfert Rochereau (XIVème), 10h place de la bataille de Stalingrad (XIXème). Environ 20 km (1h30) depuis Stalingrad par le Canal St-Denis, le Parc de La Courneuve, Dugny, Bonneuil-en-France et Gonesse. Retour à Stalingrad vers 19h00. Pas d'inscription obligatoire : il suffit d'être aux rdv avec son vélo et sa bonne humeur.

Dans tous les cas, avant de venir consulter les dernières informations sur notre site (ICI).

 

 

http://uy8h.mjt.lu/img/uy8h/ltrx/0gpqx.jpg

 

 

Appels et soutiens :

 

 

http://uy8h.mjt.lu/img/uy8h/ltrm/0gp7u.jpg

 

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15 mai 2018 2 15 /05 /mai /2018 14:41
SNCF

Que vive la Commune du rail !

Théâtre de La Commune, le jeudi 17 mai. À partir de 18h30.

 

Depuis deux mois une étrange situation est en train d'émerger en France. Face à l'offensive brutale de Macron et de son gouvernement, des formes de lutte s'installent durablement dans des espaces très divers. Des foyers de résistance prolifèrent, dans le rail, chez des soignants-es, chez les étudiants-es, à la Poste, chez ceux qui soutiennent des migrant·es... Pour tenter de reconquérir quelques centaines d'hectares à la ZAD de Notre Dame des Landes, il a fallu plus de 2500 gendarmes, des hélicoptères, 11 000 grenades...

Cette tentative jusqu'ici infructueuse d'écrasement en dit long sur la précipitation de la machine gouvernementale. Il leur faut nous prendre de court, jouer sur l'effet de sidération, mater ce qu'il y a de plus vivant dans le monde syndical.

Et pourtant l'entrelacement d'initiatives se tient : la guérilla dans les universités rend inutile le comptage des sites bloqués, la grève intermittente rend ridicules les pourcentages de la direction de la SNCF. Des étudiant·es, des hospitalier·es rejoignent les cheminots dans la multiplication d'actions dans les gares. Des foules s'apprêtent à se réinstaller sur la ZAD de NDDL dès cette semaine. Des cours alternatifs se tiennent dans les universités. Des partiels sont bloqués. Des appels commencent déjà à circuler pour des rassemblements et des manifestations à partir du 22 mai face au chaos annoncé de Parcoursup. Des rencontres essaiment partout.

Ils veulent voler nos savoirs, nos pratiques, nos expériences. Ils veulent réduire nos complicités et nos amitiés à une hostilité générale. Mais il y a plus d'amitiés dans ce mouvement qu'il n'y en aura jamais dans leur parlement et leur gouvernement. Ils veulent surtout nous voler le temps. Mais ce qui s'affirme depuis deux mois c'est que le temps est à nous. Nous réapproprier le temps nous rend invincibles. Cette évidence, faite de partage et d'inventions, aucun gouvernement ne pourra l'écraser.

Les musiciens et musiciennes suivent de fait l’actualité des cheminot·es tous ces derniers temps, qui prennent le train quotidiennement. Pour cette raison, ils s’associent à eux et à elles au Théâtre de La Commune à Aubervilliers, le jeudi 17 mai, à partir de 18h30, pour partager et entrelacer prises de parole, témoignages, lectures, moments de musique. À l’issue de la rencontre dans le théâtre, se tiendra dans le parc attenant un grand bal, avec buvette et restauration où toutes et tous pourront penser et discuter ensemble pour que vive parmi toutes celles du mouvement en cours, cette nouvelle Commune du rail.

 LE TEMPS EST A NOUS !!!!

Théâtre de La Commune. 2 Rue Edouard Poisson, 93300 Aubervilliers. Métro Quatre Chemins, Ligne 7. Bus 150 ou 170, Arrêt André Karman

 

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13 mai 2018 7 13 /05 /mai /2018 14:57

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5 mai 2018 6 05 /05 /mai /2018 18:18
Palestine - Soutien aux marches pour le retour et la libération

» POURQUOI JE PARTICIPE A LA GRANDE MARCHE DU RETOUR A GAZA « 

 

Par Fadi Abu SHAMMALAH, directeur exécutif de l’Union générale des centres culturels de Gaza

En introduction, un communiqué de Jean Marlowe, auteure, réalisatrice étasunienne

Seattle, Le 27/04/2018

Je suis heureuse de partager avec vous l’article « Pourquoi je marche à Gaza », du New York Times écrit par mon cher ami et collègue, Fadi Abu Shammalah, coproducteur du film « Naila et l’Insurrection » produit par Just Vision.

Il y a trois ans, j’ai eu l’immense privilège de voyager à Gaza pour y interviewer des femmes animatrices de la Première Intifada pour le documentaire produit par Just Vision, « Naila et l’Insurrection ». Une partie de ma tâche consistait à trouver sur place une équipe avec laquelle travailler sur la production. Je n’aurais pas pu être plus chanceuse que de rencontrer Fadi Abu Shammalah, qui est devenu coproducteur du film. Au cours de plusieurs voyages à Gaza, j’ai retrouvé Fadi, j’ai été invitée chez lui, j’ai déjeuné avec ses parents, je me suis liée d’amitié avec sa merveilleuse épouse et j’ai partagé des moments de jeux avec ses garçons chéris.

Alors vous pouvez imaginer ma préoccupation quand Fadi m’a dit qu’il participerait à la Grande Marche du retour à Gaza. Mais j’ai rapidement réalisé que nous avions beaucoup à apprendre de Fadi. Nous lui avons demandé s’il accepterait d’écrire un article sur les raisons pour lesquelles un père aimant ses trois enfants était prêt à risquer sa vie en participant aux manifestations. Quelles étaient ses motivations, ses peurs, ses aspirations ?

Nous sommes absolument ravis que la voix de Fadi soit maintenant partagée avec des millions de personnes grâce à cet article publié ce matin dans le New York Times. Le public américain a absolument besoin d’entendre son point de vue.

En solidarité et en lutte,

Jen Marlowe

Auteure, réalisatrice

Chargée de communication associée, Just Vision Productions

Coproductrice du film « Naila et l’insurrection »

===============================================

POURQUOI JE MARCHE A GAZA

Fadi Abu Shammalah, 27 avril 2018

 

Fadi Abu Shammalah est le directeur exécutif de l’Union générale des centres culturels de Gaza.

KHAN YOUNIS, Bande de Gaza

Tôt dans la matinée du 30 mars, mon fils Ali, âgé de 7 ans, a vu que je me préparais à sortir. C’était inhabituel pour un vendredi.

« Où vas-tu, papa? »

– « À la frontière. Participer à la Grande Marche du Retour. »

La Grande Marche du Retour est le nom donné aux 45 jours de protestation le long de la frontière entre Gaza et Israël. Elle a commencé le 30 mars, le « jour de la terre » commémorant les massacres de six Palestiniens d’Israël qui avaient protesté contre les confiscations de terres en 1976, et se clôturera le 15 mai, jour du 70e anniversaire de la Nakba, qui commémore le déplacement massif de Palestiniens pendant la guerre de 1948 qui conduit à la création de l’État d’Israël.

« Puis-je venir avec toi? », a demandé Ali. Je lui ai dit que c’était trop dangereux. Si on en croyait les avertissements militaires israéliens, le risque que des manifestants non armés soient abattus par des tireurs d’élite israéliens était trop élevé. « Pourquoi y vas-tu si tu peux te faire tuer ? » s’empressa de demander Ali.

Sa question ne quittait pas mon esprit alors que je me rendais au campement près de la frontière à l’est de Khan Younis, la ville du sud de Gaza où je vis. Elle est restée dans mes pensées les vendredis suivants alors que je continuais à participer à la Marche, et elle y est encore présente maintenant.

Ma vie me ravit. Je suis le père de trois merveilleux enfants (Ali a deux frères, l’un de 4 ans, Karam et l’autre, Adam, vient de naître), je suis marié à une femme que je considère comme mon âme soeur.

Mes craintes ont été confirmées : 39 manifestants ont été tués depuis le début de la Marche, beaucoup par des tirs de snipers, y compris un gamin de 15 ans la semaine dernière et deux autres adolescents le 6 avril. Israël refuse de rendre les corps de deux de ces tués.

 

Des milliers d’autres ont été blessés. Les journalistes ont été visés ; 13 d’entre eux ont reçu des balles depuis le début des manifestations, y compris Yasser Murtaja, un photographe âgé de 30 ans et Ahmed Abu Hussein, 25 ans, qui est décédé mercredi des suites de ses blessures.

Alors pourquoi suis-je prêt à risquer ma vie en rejoignant la Grande Marche du Retour ?

Il y a plusieurs réponses à la question d’Ali.

Je crois foncièrement à la stratégie de la Marche, mouvement de masse pacifique, conduit par des civils. J’ai aussi été impressionné par la façon dont le mouvement a uni le peuple palestinien de la Bande de Gaza, politiquement divisé. Et la Marche est un moyen efficace de mettre en évidence les conditions de vie insupportables auxquelles sont confrontés les habitants de la Bande de Gaza : quatre heures d’électricité par jour, l’indignité de voir notre économie et nos frontières soumises à un siège, la peur du bombardement de nos maisons.

Mais la raison principale pour laquelle je participe est que, dans quelques années, je veux pouvoir regarder Ali, Karam et Adam dans les yeux et leur dire :

«Votre père faisait partie de cette lutte historique et non-violente pour notre patrie. »

Les médias occidentaux ont couvert la Grande Marche du retour en se focalisant sur les images de jeunes jetant des pierres et brûlant des pneus. L’armée israélienne décrit l’action comme une provocation violente du Hamas, une affirmation à laquelle de nombreux analystes ont aveuglément adhéré. Ces descriptions sont en totale contradiction avec mon expérience du terrain.

Des membres de l’Union générale des centres culturels de Gaza, organisation non gouvernementale dont je suis le directeur exécutif, ont participé aux réunions de préparation de la Marche, qui comprenaient des représentants de toutes les composantes de la société civile et politique de Gaza. A la frontière, je n’ai pas vu un seul drapeau du Hamas, une seule bannière du Fatah, ni d’affiche du Front populaire de libération de la Palestine, d’ailleurs – attirail répandu dans pratiquement toutes les autres manifestations auxquelles j’ai assisté. Ici, nous n’avons déployé qu’un drapeau – le drapeau palestinien.

Certes, les membres du Hamas participent à la Marche, car ils font partie de la communauté palestinienne. Mais cette participation indique peut-être qu’ils pourraient s’éloigner d’une conception de la libération de la Palestine par des moyens militaires et qu’ils commenceraient à opter pour la protestation civile populaire et non armée. Mais la Grande Marche du Retour n’est pas l’action du Hamas. C’est la nôtre.

Et notre action est loin de se résumer à des pneus brûlés ou à des jeunes jetant des pierres sur des soldats stationnés à des centaines de mètres de là. La résistance dans les campements a été créative et belle. J’ai dansé le dabke, la danse nationale palestinienne, avec d’autres jeunes hommes. J’ai dégusté des spécialités culinaires traditionnelles, comme le msakhan (poulet rôti aux oignons, au sumac et aux pignons de pin) et le maftool (un plat à base de couscous).

J’ai chanté des chants traditionnels avec d’autres manifestants et je me suis assis avec les anciens qui échangeaient des anecdotes sur la vie d’avant 1948 dans leurs villages natals. Certains vendredis, des cerfs-volants ont sillonné le ciel et d’autres vendredis, des drapeaux ont été hissés sur des perches de 25 mètres de haut pour être clairement visibles de l’autre côté de la frontière.

Tout cela se déroulait sous les lunettes de visée des fusils des tireurs d’élite israéliens stationnés à environ 700 mètres. Nous étions tendus, nous avions peur – en effet, il m’est arrivé de me trouver à proximité de personnes qui se faisaient tirer dessus et au milieu des nuages de gaz lacrymogènes – mais nous étions joyeux. Le chant, la danse, les récits, les drapeaux, les cerfs-volants et l’art culinaire sont plus que des symboles de notre patrimoine culturel.

Ils démontrent – clairement, résolument, passionnément et pacifiquement – que nous existons, que nous demeurerons, que nous sommes des êtres humains avec la dignité due aux êtres humains, et que nous avons le droit au retour dans nos foyers. J’ai envie de dormir sous les oliviers de Bayt Daras, mon village natal (ville palestinienne située à 30 kilomètres au nord-est de Gaza qui a été vidée de ses habitants en 1948 – ndt). Je veux montrer à Ali, Karam et Adam la mosquée dans laquelle mon grand-père a prié. Je veux vivre paisiblement dans ma maison familiale avec tous mes voisins, qu’ils soient musulmans, chrétiens, juifs ou athées.

Les habitants de Gaza ont subi une tragédie après l’autre : des vagues de déplacements massifs, la vie dans des camps de réfugiés sordides, une économie piratée, un accès restreint aux zones de pêche, un siège asphyxiant et trois guerres au cours de ces neuf dernières années. Israël a imaginé qu’une fois la génération qui a connu la Nakba disparue, les jeunes renonceraient à notre rêve de retour. Je crois que c’est en partie pour cela qu’Israël maintient Gaza au bord de la catastrophe humanitaire – nos vies réduites à une lutte quotidienne pour la nourriture, l’eau, les médicaments et l’électricité, nous ne serions plus en état de nous soucier de plus nobles aspirations. La Marche prouve que ma génération n’a pas l’intention d’abandonner les rêves de son peuple.

La Grande Marche du retour a galvanisé mon optimisme, mais je reste réaliste. La Marche, seule, ne mettra pas fin au siège et à l’occupation, ne résorbera pas l’énorme déséquilibre des forces entre Israël et les Palestiniens ni ne réparera les torts historiques. L’engagement se poursuit jusqu’à ce que tous les êtres humains dans la région puissent partager les mêmes droits. Mais je ne pouvais pas être plus impressionné par mon peuple ou être fier de lui – nous voir unis sous un même drapeau, avec une approbation quasi unanime des moyens pacifiques pour réclamer nos droits et affirmer notre humanité.

Tous les vendredis, jusqu’au 15 mai, je continuerai à aller aux campements pour envoyer un message à la communauté internationale décrivant les conditions désastreuses dans lesquelles je suis obligé d’élever mes fils. J’irai, jusqu’à ce que je puisse apercevoir nos terres – nos arbres – de l’autre côté de la frontière militaire alors que les soldats israéliens me surveillent derrière leurs armes.

Si Ali me demande pourquoi je retourne à la Grande Marche du Retour malgré le danger, je lui dirai ceci : J’aime la vie. Mais plus que ça, je t’aime, toi, Karam et Adam. Si risquer ma vie signifie que toi et tes frères aurez une chance de grandir, d’avoir un avenir digne, de vivre en paix avec vos voisins, dans un pays libre, alors c’est un risque que je dois prendre.

Source : NY Times

 

 

 

Palestine - Soutien aux marches pour le retour et la libération
> ( Coordination des associations palestiniennes à Paris )

https://assawra.blogspot.fr/2018/05/palestine-soutien-aux-marches-pour-le.html

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25 avril 2018 3 25 /04 /avril /2018 19:48
le 4 mai LE MALTAIS ROUGE
le 4 mai LE MALTAIS ROUGE

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16 avril 2018 1 16 /04 /avril /2018 15:14
Notre rêve de Notre Dame des Landes

Edito

Voie de fait (*)

Contre ceux qui nous montraient la voie

Contre ceux qui élevaient la voix

La rage, ce jour, se réveille à nouveau

Contre ceux qui écrasent les sans voix

Contre ceux qui n'auront jamais plus notre voix

Contre ceux qui mettent des hommes en arme

Doigt sur la gâchette

au milieu des parcs d'enfants

Alors qu'on sait très bien que cela ne sert à rien

Si ce n'est habituer la population à la présence militaire

Si ce n'est qu'entretenir la peur au sein de la population

 

Contre ceux qui mettent des Engagez-vous dans les abris bus

Contre ceux qui prônent la haine et la méfiance de l'autre et non l'amour

Contre ceux qui vendent des Centrales nucléaires aux indiens d'Asie

Contre ceux qui assassinent les associations et le lien social qu'elles tissent

en supprimant toutes aides et subventions à ces déviants de leur politique oligarchique

 

Contre ceux qui éteignent à coup de canon à eau les étincelles de Notre-Rêve-des-Landes

 

Notre Rêve des Landes : un retour à la terre,

celle qui nous nous nourrit,

celle qui nous étonne,

celle que les citadins et bureaucrates ne voient que le temps de leurs vacances à la mer où à la montagne,

celle que les citadins des villes ne touchent plus de leurs mains.

 

Notre-Rêve-des-Landes

Un retour à la vie, une vie collective, autogérée, autonome, austère et rude.

Mais une vie qui a du sens, qui ne recherche pas le profit mais juste de vivre, en harmonie avec la Nature, avec ses êtres vivants.

 

Et non en conquérant.

En con errant.

En con jupitérien.

Pour qui se prend-t-il, ce président depuis son élysées ?

Pour expulser manu militari et bafouer les lois qui encadrent les expulsions ?

Car on n'a pas le droit de déloger des gens sans passer par la justice...

Voie de fait et ordonnances. L'armée sous ses ordres.

Nous ne sommes plus en démocratie. Nous sommes définitivement en dictature.

Celle de l'argent, celle des multinationales de la finance et de l'industrie.

Celle qui vend des armes à la terre entière et qui envoie des militaires chasser les pacifistes,

des naturalistes, des paysans, des artistes, des autonomistes.

Ah c'est cela qu'on chasse.

Notre-Rêve-des-Landes

On n'a plus le droit de rêver.

Jupiter nous dit qu'il faut r€v€r en €.

Qu'il faut avoir €nvi€ d€ d€v€nir miliardair€ €t pr€mi€r de cord€€.

Il dit « Oui à Notr€ Dam€ d€s Land€s !

Et mort à Notre DA(d'anarchie) me des LA(d'anarchie)ndes ! »

L'ordre sans le pouvoir n'est pas admissible dans ce vieux monde qui se meurt.

Il faut un chef, une autorité, une domination.

 

Mais gare ! Méfi !

Car comme le dit Jacques Ellul,

« Plus le pouvoir de l'État et de la bureaucratie augmente, plus l'affirmation de l'anarchie est nécessaire, seule et dernière défense de l'individu, c'est-à-dire de l'homme»

Quelle monde voulons nous ?

Celui avec des militaires qui viennent hanter nos plus beaux rêves ?

Celui des paysans, des naturalistes, des autonomistes, des anarchistes, des musiciens et artistes et de tous ces gens si optimistes à construire ce nouveau monde où l'humain retrouve sa dignité ?

 

« Nous sommes la Nature qui se défend » tel est le slogan de Notre-Rêve-des-Landes

 

Car nos émissions de gaz carbonique issu du pétrole et du charbon nous entraine immanquablement vers un réchauffement climatique apocalyptique,

et bien plus vite que tous les scientifiques l'observent.

Car nous sommes en train de crever à petit feu.

Notre mode de vie d'occidentaux nous conduit tous vers l'abîme et la guerre.

 

Et ces prophètes, ces rêveurs d'un nouveau monde vont être chassés, probablement assassinés ce matin.

Que faisons nous pour changer ce système ?

Que faisons nous pour Défendre cette Zone de liberté et d'espoir ?

Aux armes citoyens !

Formez vos bataillons …. mais pacifiques car prendre les armes serait légitimer les leurs !

 

Marchons, marchons

Contre Macron

Et arrêtons son monde.

Disons lui qu'on n'en veut pas.

Disons haut et fort qu'on est Contre l’aéroport et son monde

 

Qu'on veut des étincelles d'espoir et pas des canons.

 

« Courrez au cimetière, 
prévenez de ma part mes amis nécrophages
que ce soir, nous somme attendus dans les marécages... »

L’ami Higelin est mort. Pas la Terre qui se défend.

Rejoignez NDDL pour défendre la ZAD ou participez aux rassemblements de soutien partout en France ce soir et dans les prochains jours

Extrait de « les poèmes sont entrés dans la3ème guerre mondiale » de Benoit MAGNAT

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10 avril 2018 2 10 /04 /avril /2018 10:34
12 avril 2018  paris
12 avril 2018  paris

Séance de réflexion ouverte à toutes et tous

Jeudi 12 avril 2018 19h00
Au Maltais Rouge

40, rue de Malte 75011 PARIS

 

 

Co-organisée par Le réseau (AAAEF), Alternatives & Autogestion, l’Association Autogestion, ATS, l’OMOS, l’Union syndicale Solidaires.

Ce débat sera introduit par deux présentations de Catherine Samary et de Benoît Borrits.

https://autogestion.asso.fr/12-avril-autogestion-communs-de-quoi-parle-t-on-divergences-convergences/

 

12 avril 2018  paris
12 avril 2018  paris

Sur le site, ces derniers jours

Lisbonne, 1975 : Novo Rumo, coopérative ouvrière

 

Du 23 au 28 juillet 1975, en plein « été chaud » (Verão Quente), une délégation de l’Organisation révolutionnaire anarchiste (ORA) se rend à Lisbonne, « à la rencontre » des groupes libertaires renaissants à la faveur de la révolution des Œillets du 25 avril 1974. Ce séjour leur donne aussi l’occasion de s’entretenir avec trois membres d’une entreprise métallurgique en coopérative ouvrière de 120 travailleurs et travailleuses : Novo Rumo, sise 37 bis rue Pedrouços, dans le quartier de Belém. Ce sont des membres du journal Combate, se revendiquant de « l’autonomie ouvrière », qui ont mis en relation la délégation de l’ORA avec les travailleurs de Novo Rumo.

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Des sociétés conflictuelles et fragiles, non socialistes… à la démocratie des communs

 

Une remarque préalable, je ne vais pas ici discuter de certains termes employés. Je préfère « luttes anti-colonialistes ou anti-coloniales », « colonialité du pouvoir, » au terme « décolonial ». Je reste assez sceptique sur l’emploi des termes « post-capitaliste » ou « transition », car si les révolutions effectives ont bien ouvert la possibilité de transition vers d’autres régimes socio-politiques, leurs modalités propres ou les conditions réelles d’exercice du pouvoir, leurs histoires… impliquaient la nécessité d’autres révolutions afin que des « transitions » soient possibles. Je ne me reconnais pas non plus dans les vocabulaires identitaires, communistes, trotskistes, anarchistes, etc.  

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Pour durer, le 6b et Mains d’Œuvres choisissent la coopérative

 

Enquête sur l’engouement de ces deux lieux hybrides du Grand Paris pour la forme coopérative. Qu’ils voient comme le moyen d’associer la société civile à la gouvernance et de s’émanciper des pressions politico-économiques. Mains d’Œuvres, à Saint-Ouen, et le 6b, à Saint-Denis, deux lieux hybrides, indépendants, laboratoires de nouveaux modes de diffusion de la culture et de fabrique de la ville en banlieue parisienne, fondent chacun une coopérative pour prendre en main leur destin. Ou comment regrouper ses forces pour faire le poids face aux banques, aux institutionnels locaux et s’installer dans la durée. 

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Ordures, De presque journaliste à vraiment ouvrier

 

Un cahier de notes auto-édité sur le déroulé d’un CDD de quatre mois dans une Scop jurassienne engagée dans l’économie circulaire et l’insertion économique par l’emploi. Un décalage entre l’affichage « Économie Sociale et Solidaire » de l’entreprise et la description des conditions de travail indignes qu’en fait l’auteur. Comment expliquer qu’une Scop puisse en arriver là ? 

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A Lavrio, un camp d’exilé.e.s kurdes auto-géré

 

Un reportage effectué à Lavrio, à 60 km environ au sud-est d’Athènes, en décembre 2017, lors d’une longue halte dans un camp d’exilé.e.s kurdes auto-géré.

 

Planté haut sur un mât, le drapeau du PKK flotte au vent au dessus d’un corps de bâtiments hauts de deux étages évoquant un vieux lycée désaffecté. Bâti il y a une soixantaine d’années à 1h au sud d’Athènes dans la ville portuaire de Lavrio pour accueillir les réfugié.e.s fuyant l’Union Soviétique et implanté en pleine ville, à deux pas du port, le camp accueille depuis 35 ans principalement des exilé.e.s politiques Kurdes et Turcs, membres ou sympathisants du PKK principalement, mais aussi du MLKP, du MKP.   

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Automobile, qui conduit ? Compte-rendu du débat du 8 février 2018

 

Une conférence sur la socialisation du secteur automobile intitulée « Industrie automobile, qui conduit ? » s’est tenue le jeudi 8 février à l’Union syndicale Solidaires. Cette réunion publique était co-organisée par Le réseau (AAAEF), l’Association Autogestion, les ATS, l’OMOS, SEGA, l’Union syndicale Solidaires. Nous publions ici des éléments de compte-rendu de cette réunion.

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Face au réchauffement climatique, des agriculteurs montrent la voie d’une irrigation responsable

 

Dans les Hautes-Alpes, l’accès à l’eau pour les pâturages est essentiel. Mais nul besoin ici d’énergie fossile ou électrique pour irriguer : des canaux ont été construits à flanc de montagne voici plus de 500 ans. Grâce à la gravité, l’eau y circule jusque dans les vallées. Mais ce mode d’irrigation, qui favorise l’autonomie en fourrage des fermes d’élevage, est aujourd’hui menacé par le désengagement de l’État. Des paysans, avec l’aide du Département, ont décidé de reprendre en main l’entretien des canaux, en misant sur la solidarité entre les usagers. Continuer la lecture

 

 

Comment des habitants de São Paulo s’organisent pour transformer des sources urbaines en parcs  et jardins autogérés

Les 11 millions d’habitants de São Paulo ont frôlé la catastrophe il y a trois ans. Suite à une longue sécheresse et à une gestion désastreuse, les réservoirs destinés à approvisionner la ville en eau potable étaient vides. L’eau est pourtant abondante dans les sous-sols de cette mégalopole tentaculaire. Une ressource que plusieurs quartiers et leurs habitants apprennent à gérer eux-mêmes, comme un bien commun, grâce à la présence de sources souterraines urbaines, mais non polluées. Ils aménagent des parcs, des fermes, et des jardins communautaires parfois foisonnants. Cela jusqu’aux pieds des favelas. Continuer la lecture 

 

 

Dépasser l’État, en Misarchie et ailleurs. La vidéo

Nous avons invité mercredi 24 janvier Emmanuel Dockès, juriste et auteur de Voyage en Misarchie, Essai pour tout reconstruire, publié aux Éditions du Détour. Un des aspects importants de la thèse qu’il défend dans son roman politique est la volonté de dépasser l’État pour le remplacer par un autre régime politique : la Misarchie. Ce néologisme vient du verbe grec « misein » (qui signifie « détester », « haïr ») et de « arkos », le chef, l’autorité. Une société où, si on n’aime pas l’autorité, on sait néanmoins qu’il est nécessaire d’avoir un minimum de règles communes pour pouvoir fonctionner. C’est autour de la perspective de dépassement de l’État proposée par la Misarchie qu’Emmanuel était invité à débattre. Nous publions ici la vidéo des parties les plus significatives de la soirée : sa présentation et deux séries de questions-réponses.

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8 avril 2018 7 08 /04 /avril /2018 12:00
6 avril 2018 non a l'arme nucléaire
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